TV

Bouclier du Nord s'enlise, les USA au secours d'Israël 

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Un élément du Hezbollah dans des zones frontalières. (Illustration)

Alors que les États-Unis viennent de convoquer le Conseil de sécurité pour faire face à ce qu'ils qualifient de "menace des tunnels d'attaque du Hezbollah" et ce, au nom du respect de la résolution 1701 de ce conseil qu'Israël viole quotidiennement, l'ambassade US en Israël déconseille aux ressortissants US de se déplacer au nord d'Israël, au Golan occupé "sauf nécessaire". 

Dans un communiqué publié ce vendredi, l'ambassade dit: " En raison des tensions croissantes sur les frontières nord d'Israël, le personnel de l'ambassade et leurs familles sont interdits jusqu'à nouvel ordre de s'y rendre sauf nécessaire. Tout déplacement requiert des mesures de sécurité adéquates". 

La campagne anti-Hezbollah du régime israélien a commencé il y a une dizaine de jour quand l'armée israélienne a envoyé soldats et équipements sur le front nord à la chasse des "tunnels du Hezbollah". À cette heure, l'opération en question a accouché d'une souris : Israël prétend avoir découvert " trois tunnels" sans oser toutefois d'en diffuser les images. La manœuvre israélienne a du mal à convaincre dans la mesure où le Hezbollah, largement aguerri en Syrie, n'a plus besoin des tunnels pour lancer des opérations commandos ni pour prendre de court les colons de la Galilée. 

Pour de nombreux analystes, l’opération "Bouclier du Nord" constitue entre autres une maladroite riposte de Tel-Aviv à son revers cuisant dans le Golan occupé : le retour de l'armée syrienne au Golan, de larges protestations anti-israéliennes des habitants druzes de cette région ultra stratégique, la réouverture des frontières du Golan avec la province syrienne de Quneitra, ont poussé Tel-Aviv à chercher un plan B. Mais Tel-Aviv a-t-il visé juste? Les frappes israéliennes contre le territoire syrien dont le nombre dépasse les 200 de l'aveu de Tel-Aviv n'auraient pas pu avoir lieu sans la violation systématique de l'espace aérien libanais et ce en violation de la résolution 1701. Pour l'heure, l'armée libanaise est en état d'alerte, Israël ayant multiplié ses agissements non loin de la ligne bleue. 

Mais si Israël continue ses provocations, il risque encore plus gros. Certaines milieux en Israël repris par DEBKAfile croient savoir que les forces du Hezbollah sont elles aussi en état d'alerte dans neuf régions du sud du Liban. De plus, ces mêmes sources craignent la reproduction d'un scénario identique à la marche du Grand retour gazaouï au sud du Liban. Dans ce cas,  les combattants du Hezbollah n'auraient pas besoin des tunnels pour s'infiltrer en territoires occupés. D'autant plus qu' aucun détail de l'opération "Bouclier du Nord" ne semble avoir échappé à l’œil scrutateur du Hezbollah 

 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV