Plusieurs milliers de Gilets jaunes se sont rendus ce samedi 24 novembre sur les Champs-Élysées pour se faire entendre. Mais la manifestation parisienne a dégénéré, avec des affrontements opposant certains groupes aux forces de l’ordre.
De nombreuses actions, pacifiques, se tenaient également un peu partout en France, avec des manifestations, opérations escargots ou péages gratuits notamment aux abords des péages et axes autoroutiers.
La manifestation autorisée à Paris devait se dérouler au Champs-de-Mars, près de la tour Eiffel, mais une grande partie des 8 000 Gilets jaunes présents dans la capitale française a privilégié un lieu plus symbolique pour afficher leur colère contre la hausse des taxes sur le carburant.
Selon les estimations du ministère français de l’Intérieur, ils étaient environ 5 000 à avoir investi ce matin l’avenue des Champs-Élysées avec la volonté de rallier ensuite la place de la Concorde. Mais des heurts ont rapidement éclaté entre certains groupes de manifestants et les forces de l’ordre déployées en nombre sur l’artère parisienne.
Les CRS ont sorti les gaz lacrymogènes et les canons à eau pour réprimer les manifestations.
« On vient juste manifester pacifiquement et on se fait gazer ! On voit comment on est reçu à Paris », affirme un manifestant de 49 ans, venu de l’Isère avec sa femme.
Certains manifestants ont scandé l’hymne national, d’autres portaient des pancartes avec des slogans disant « Macron, démission » et « Macron, voleur ».
Un premier bilan communiqué par la préfecture de police de Paris fait état de huit interpellations dans les rangs des manifestants.
Les manifestants, originaires de région parisienne ou arrivés de province en voitures, bus ou train, entendent mettre la pression sur l’exécutif qui reste, selon eux, sourd à leurs demandes.
Dans un communiqué signé « Les citoyens français » posté vendredi sur les réseaux sociaux, les « Gilets jaunes ont réclamé une audience avec le Premier ministre ainsi qu’avec le ministre de la Transition écologique et solidaire, au cours de laquelle un groupe de citoyens pourra échanger ».
Le gouvernement Macron, connu pour sa préférence pour les politiques « favorables aux entreprises », a défendu la hausse des prix en tant que mesure contre la dépendance à l’égard des combustibles fossiles et la pollution.