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La France continue de vendre des armes à l'Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La France a livré des blindés légers Renault Sherpa et VAB Mark 3 à l'Arabie saoudite. (Illusrtration)

Malgré les critiques aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, la France ne cesse de vendre des armes à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, tous les deux fortement impliqués dans la guerre contre le Yémen,  a écrit le journal français l’Humanité.

« Au cours de ces dernières décennies, l’Arabie saoudite a toujours été le deuxième principal acheteur d’armements français. Entre 2007 et 2016, elle a signé plusieurs contrats d’achat d’armes et d’équipements militaires d’un montant de 12 milliards de dollars avec la France », peut-on lire dans le rapport de l’Humanité.

Et d’après les données de Wikileaks, la vente de chars français aux Émirats arabes unis, ceux-là même actuellement utilisés dans la guerre au Yémen, s’est accompagnée du versement de 200 millions de dollars d’argent noir sur des comptes situés dans des paradis fiscaux, relate le site Mediapart.

Selon les documents dont disposerait Wikileaks, la vente de chars français fabriqués par l'entreprise GIAT (Groupement industriel des armements terrestres, aujourd'hui Nexter) aux Émirats arabes unis, les mêmes chars auxquels le pays a actuellement recours dans la guerre inhumaine au Yémen, cacherait un sérieux cas de corruption, rapporte le site d'information Mediapart. D'après les informations de Wikileaks, il s'agirait de 200 millions de dollars d'argent noir versé sur des comptes domiciliés dans des paradis fiscaux.

Certains pays européens ont décidé de suspendre leur vente d’armements à Riyad, suite à la protestation mondiale contre le nombre croissant de morts civils yéménites par la coalition saoudo-émiratie. Mais la France qui se pose en défenseur des droits de l’homme, ne fait aucun cas de la situation déplorable dans laquelle se trouve des femmes et des enfants yéménites et continue à vendre des armes aux régimes infanticides saoudien et émirati.

Tony Fortin, chargé d’études à l’Observatoire des armements en France déclare à ce sujet que les pressions sur Paris pour la cessation de la vente d’armes à Riyad s’accentuent de jour en jour. Mais la France n’est pas prête à changer de politique en la matière.

« Elle doit cesser de cacher la réalité et suspendre sa vente d’armements à l’Arabie saoudite, car la guerre au Yémen resserre l’étau autour des civils et les forces de la coalition pro-Riyad ont à maintes reprises attaqué les civils », a souligné Tony Fortin.

La ministre française des Armées Florence Parly a déjà prétendu que « les armes vendues à Riyad et à Abou Dhabi ne sont pas utilisées dans le massacre du peuple yéménite ».

« Nous n’avons vendu aucun armement au Yémen. Par contre, nous avons vendu des armes à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. Autant que je sache, les armements remis à ces deux pays n’ont pas été employés contre les civils au Yémen », a dit la ministre.

Mais comment la ministre française de la Défense peut-elle en être si sûre vu que les chasseurs saoudiens et émiratis n'ont aucune pitié pour les civils et qu'ils agissent en sorte que le plus grand nombre de yéménites soit tué dans chaque raid? Les contrats de vente d'armes signés avec l'Arabie saoudite portent-ils une clause d'exclusion en ce qui concerne le Yémen? L'argument de Madame le ministre parait bien faux. 

Il y a quelques temps, un député macroniste a officiellement réclamé une enquête sur le caractère légal de la vente d’armements français à la coalition saoudienne en pleine guerre contre le Yémen.

Les massacres provoqués par la coalition saoudo-émiratie est décrite même par l'ONU comme la pire crise humanitaire au monde. Le conflit a fait plus de 10.000 morts --dont 9.500 civils- selon les chiffres onusiens qui sous-estiment la réalité. Quelque huit millions de Yéménites se trouvent dans une situation de quasi famine. Mais ces chiffres fournis par l'instance newyorkaise, pourtant dominée par les puissances occidentales n'ont pas empêché la ministre française des Armées de défendre Riyad. 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV