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Deir ez-Zor: la Grande-Bretagne aurait peur d'une confrontation avec la Résistance

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les forces spéciales britanniques dans le nord de la Syrie.(Photo d'archives)

À peine un mois après les révélations du quotidien britannique Sunday Times selon lesquelles l'attaque meurtrière du 21 juin contre les forces syriennes à Abou Kamal près de la frontière avec l'Irak et la Jordanie, aurait été menée par la Grande-Bretagne, et alors que les informations font état de l'encerclement total de la base américaine d'al-Tanf par l'armée syrienne et leurs alliés de la Résistance, une délégation britannique de haut rang se rendre en Iran : Londres dit vouloir coopérer avec "l'allié iranien" de Bachar al-Assad. 

L'envoyé spécial britannique pour la Syrie Martin Longden (G) et le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Jaberi Ansari se sont rencontrés, samedi 1er septembre 2018, à Téhéran. ©Mashregh News

Lors d’une rencontre avec le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, l’envoyé spécial britannique pour la Syrie a salué l'idée d'une "coopération irano-britannique au sujet de la crise syrienne" et fait part de la "disponibilité de son pays à contribuer au rétablissement de la stabilité en Syrie". Les forces britanniques agissent sous commandement US au nord et à l'est de la Syrie, surtout à Deir ez-Zor, là où les tensions sont vives entre les forces syriennes et leurs alliés d'une part et les forces occidentales de l'autre.  

Martin Longden, représentant britannique pour la Syrie s’est entretenu, samedi 1er septembre, à Téhéran, avec le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Jaberi Ansari.

"La fin de la crise syrienne fait la priorité de la politique régionale de l’Iran", a souligné M. Ansari avant de souligner que Téhéran accordait également une importance toute particulière aux aides humanitaires et que la politique de l’Iran est totalement claire et transparente en la matière. La remarque de l'Iranien visait en effet le ridicule argument "droit-de l'hommiste" invoqué à tout va par les Américains, les Britanniques et les Français pour justifier leurs efforts destinés à prolonger la guerre en Syrie. 

« En tant que grande victime d’armes chimiques, l’Iran s’oppose vivement à l’emploi de ces armes dans tout conflit. L’Iran est contre les actes unilatéraux de certains pays qui cherchent à instrumentaliser cette affaire à des fins politiques en Syrie », a dit le diplomate iranien.

Astana VS Genève

Brossant un tableau clair du processus des négociations d’Astana destiné à résoudre la crise en Syrie, M. Ansari a souligné que l’Iran est toujours pour un dialogue syro-syrien et le renforcement de la confiance entre le gouvernement et les opposants syriens. « Nous sommes, donc, prêts à coopérer avec les pays européens, dont la Grande-Bretagne pour mettre un terme aux crimes prévalant en Syrie et au Yémen », a indiqué le diplomate iranien, rappelant à son hôte que le dossier syrien va de pair avec le dossier yéménite. C'est la réponse de l'Iran aux appels de ces derniers temps de Londres et de Paris à une "limitation du rôle iranien" dans la région. 

Quant au représentant britannique pour la Syrie Martin Longden, il a tenu à expliquer la politique de son pays pour résoudre la crise syrienne, sans manquer de dire que « Londres salue la coopération avec Téhéran concernant la crise syrienne et est disposé à contribuer aux efforts destinés à mettre fin à ce conflit et à rétablir la stabilité en Syrie ».

Négociations entre la délégation britannique menée par Alistair Burt et la délégation iranienne dirigée par Seyyed Abbas Araqtchi, le 1er septembre 2018, à Téhéran. ©Mizan

Le 4e round des négociations politiques irano-britanniques présidées par Seyyed Abbas Araqtchi et Alistair Burt, respectivement vice-ministres iranien et britannique des Affaires étrangères, a eu lieu hier samedi à Téhéran où les deux parties ont échangé de vues sur les questions bilatérales, les évolutions régionales et internationales et le retrait unilatéral des USA de l’accord nucléaire de 2015.

    

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV