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Zarif: au moins 50 intox par jour sont créées par Reuters au sujet de l’économie iranienne

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Reuters diffuse des intox sur l'économie iranienne. (Photo d'illustration)

Le retrait US de l'accord nucléaire et la pusillanimité des pays européens à défendre leurs intérêts face aux sanctions extraterritoriales US ont-ils eu l'effet qu'escomptait la Maison-Blanche sur l'économie iranienne? Les agences de presse occidentales, mêmes celles qui devraient par principe soutenir les intérêts de leurs pays respectifs en Iran répondront oui à l'unanimité. Et pourtant la réalité est tout autre. La vague du retrait des « entreprises étrangères» telle qu'elle est rapportée par la presse «mainstream» n'a pas eu lieu, les PME poursuivant leurs activités sur le marché iranien.

S'il est vrai que la monnaie nationale s'est dépréciée au cours de ces dernières semaines, les réserves en devise de l'État sont en bon état, selon le gouverneur de la banque centrale. Guerre psychologique pour mettre au pas l'Iran? L'hypothèse est bien plausible. Au cours d’une réunion avec les membres et les acteurs économiques à la Chambre de commerce de l’Iran, le ministre iranien des Affaires étrangères a reproché aux médias occidentaux de diffuser de fausses informations sur l’Iran et sa situation économique actuelle.

Le chef de la diplomatie iranienne a dénoncé les intox diffusées par les médias occidentaux au sujet de l’Iran, entre autres par l’agence d’information Reuters, qui, à elle seule, crée « environ 50 faux articles sur l’économie iranienne ».

Mohammad Javad Zarif (c), à la réunion de la Chambre de commerce iranienne. ©Mehr News

« Un groupe particulier, financé par un pays voisin, a été chargé de suggérer via de fausses informations que les entreprises étrangères quittent le marché iranien, ce qui n'est pas vrai », a dit le ministre iranien Mohammad Javad Zarif.

Le chef de la diplomatie iranienne a également commenté la politique iranienne du président américain Donald Trump : « Nous parlons d’un Iran qui est soutenu par le monde, et Trump est seul face au monde ».

« L’objectif stratégique des États-Unis est de faire en sorte que l’Iran quitte l’accord nucléaire de 2015. Cependant, cela ne signifie pas que nous ne quitterons en aucun cas le Plan global d’action conjoint, mais que nous sommes conscients de l’objectif de l’autre partie », a fait savoir le ministre iranien des Affaires étrangères.

Rappelant que les États-Unis cherchaient à anéantir l’Iran, M. Zarif a déclaré que dans la situation actuelle, le maintien de l’unité nationale relève d’une importance vitale. 

Le chef de la diplomatie iranienne a, ainsi, laissé entendre que l’administration Trump et ses valets dans la région cherchaient à désintégrer l’Iran.

« Pendant la période des sanctions, certaines compagnies étrangères se sont abstenues de travailler avec l’Iran prétextant la mauvaise réputation de l’Iran.... Mais aujourd’hui, les choses ont changé et c’est maintenant Trump qui se paye une mauvaise réputation », a déclaré Zarif.

Soulignant que les Européens ainsi que la Russie et la Chine cherchaient à trouver un moyen de préserver le Plan global d’action conjoint, le ministre iranien a déclaré qu’« à l’exception des États-Unis, d’Israël et de ces trois pays (du bassin du golfe Persique, NDLR) qui sont, eux même en conflit, vous ne trouvez aucun autre pays qui se dit prêt à coopérer avec les États-Unis pour sortir de l’accord nucléaire. Même le Canada, avec lequel nous avions des problèmes, a annoncé qu’il est pour le maintien du Plan global d’action conjoint ».

Le ministre iranien des Affaires étrangères s’est, ainsi, adressé aux acteurs du domaine économique en leur rappelant que ce serait une « voie difficile, mais nous pourrions, en étant uni, en profitant de nos moyens et de nos innovations, créer un meilleur avenir ».

« Nous entrons dans des sphères difficiles, mais nous sommes habitués à de telles difficultés. Nous avons géré la guerre avec du pétrole à 8 dollars le baril. Maintenant, le pétrole s’élève à 75 dollars le baril et les Européens disent qu’ils garantissent l’achat de notre pétrole », a réaffirmé M. Zarif, faisant référence à la guerre imposée par l'ancien régime baathiste irakien à l’Iran dans les années 1980.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV