M. Ömer Çelik, ministre turc des Affaires européennes et négociateur en chef avec l’Union européenne en vue de l’adhésion de son pays, a mis en garde les pays européens quant à leur coopération avec les Kurdes syriens. « Si la France forme les groupes kurdes, c’est comme si elle soutenait les groupes terroristes », a-t-il lancé.
Il s’est prononcé ce jeudi 5 avril sur la coopération des alliés d’Ankara avec les milices kurdes syriennes. « Nous ne voulons pas voir les soldats des forces alliées entraîner les terroristes des YPG », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse avec son homologue français à Paris, rapporte Fars News.
Selon l’agence de presse Anadolu, Ömer Çelik a dit : « La France est notre alliée, mais nous ne voulons pas entendre des phrases telles que “Afrin est occupée”. Si la France forme les groupes kurdes, c’est comme si elle soutenait les groupes terroristes. »
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait auparavant exprimé son inquiétude quant à l’opération turque Rameau d’olivier à Afrin, la qualifiant d’« offensive injustifiable ».
Plus tôt, la revue française Marianne avait rapporté qu’Emmanuel Macron était déterminé à s’opposer à l’opération Rameau d’olivier et avait l’intention d’envoyer des troupes françaises à Manbij en soutien aux Kurdes syriens.
L’offensive militaire de la Turquie au nord de la Syrie répond à la décision américaine de créer une force frontalière comptant 30 000 hommes (dont une moitié de YPG).
Elle a commencé le 20 janvier dernier dans le but amoindrir l’influence kurde dans la région.
Après 58 jours d’opérations, une source au sein de l’armée turque a annoncé que les troupes turques et leurs alliés de l’ASL avaient pris le contrôle total de la ville d’Afrin.