Pour le député algérien et directeur de l'Institut d'études politiques d'Alger, Suleiman Shanin, "les États-Unis sont un facteur d'instabilité dans le monde, insiste un député, algérien, chef du centre des études politiques d’Alger, Al-Raed.
S’attardant sur la politique de «menaces» et d’«intimidations» que mène Washington, le député algérien a critiqué "une administration américaine dont le comportement ne va dans l’intérêt d’aucune partie, ni même les Américains eux-mêmes :
« Ce n'est pas la paix et la sécurité mondiales qui se trouveraient servies de la sorte. En Europe, de nombreuses voix s'élèvent déjà pour critiquer les positions de l'administration Trump, que ce soit au Moyen-Orient, en Palestine ou face à l'Iran concernant l’accord nucléaire. La politique de Washington est potentiellement explosive et fait encourir les plus grands risques à la paix, à la sécurité et à la stabilité de la région, a affirmé l'analyste, Interviewé par l’agence de presse officielle IRNA.
La rhétorique raciste et agressive « sans issue » du gouvernement américain contre l’Iran gène particulièrement le député algérien qui met en garde contre « les conséquences de chercher à trop provoquer l'Iran »: " À terme, les conséquences d'une telle politique pourraient desservir les intérêts de tout le monde, a-t-il insisté.
Plus loin dans ses propos, le député est revenu sur le PGAC, l'accord sur le nucléaire iranien, dont la conclusion a été saluée à Alger comme un pas historique franchi dans le sens d'un dialogue nord-sud : " Que les Américains cherchent à s'en retirer ou à en vicier le contenu, cela aura des retombées particulièrement négatives. L'ordre international voire le droit international souffrira de « séisme politique », car le PGAC est le fruit de douze ans de négociations internationales sous l’égide de l’ONU.
En effet, ajoute le député, l’accord nucléaire Iran/5+1 est « une opportunité pour la paix durable et une occasion historique qui dépassent le seul cadre des relations Iran/USA » et le député d'ajouter : « En plus de menacer la paix et la stabilité au Moyen-Orient, un retrait américain détruirait un des succès les plus éclatants de la diplomatie à l’échelle internationale et ouvrirait une période d'incertitude qui serait préjudiciable à tout le monde. »
Alger est inquiet
Faisant part des inquiétudes d’Alger des politiques « hésitantes et sans issues » de Trump, le député algérien a fini par espérer voir tous les acteurs internationaux agir pour sauvegarder les acquis du PGAC, ne serait-ce que pour neutraliser les agissements américains qui menacent la paix et la stabilité mondiales et qui bloquent la voie à une longue période de guerres, d'instabilités aux conséquences catastrophiques.