Si Washington refuse de conclure un accord sur la technologie nucléaire, Riyad se tournera vers d’autres partenaires, a fait savoir le ministre saoudien de l’Énergie.
« L’Arabie saoudite dispose de plusieurs options si les États-Unis se retirent de l’accord sur l’énergie nucléaire », a mis en garde Khalid al-Faleh.
« L’Arabie saoudite a des partenaires internationaux avec lesquels elle pourrait travailler si les États-Unis refusent de sceller un accord sur la technologie nucléaire en raison de problèmes de prolifération nucléaire. »
« Si les États-Unis ne sont pas avec nous, ils perdront l’opportunité de jouer un rôle dans notre programme nucléaire », a-t-il déclaré, après avoir rencontré le président Donald Trump, le secrétaire à l’Énergie Rick Perry et d’autres officiels lors de la tournée étasunienne du prince héritier Mohammed ben Salmane.
Rick Perry, secrétaire américain à l’Énergie, a secrètement travaillé avec l’Arabie saoudite sur un accord nucléaire civil qui pourrait permettre au royaume wahhabite d’enrichir l’uranium et de retraiter le plutonium. Les partisans de la non-prolifération nucléaire craignent que cette technologie soit un jour utilisée secrètement pour produire des matières fissiles pour les armes nucléaires.
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Le royaume est également en pourparlers avec des entreprises russes, chinoises, sud-coréennes et autres, alors que la course à la construction de deux réacteurs en Arabie saoudite se profile à l’horizon.