« Les États-Unis constituent un obstacle majeur au dialogue intercoréen », a déclaré dimanche le porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par le journal Rodong Sinmun.
Le diplomate nord-coréen dénonce les tentatives de Washington de « saper le rapprochement des deux Corées » et condamne à nouveau la politique étrangère de l’administration américaine basée sur la répression et la sanction contre son pays.
Dans son éditorial, citant le diplomate, le journal officiel du Parti des travailleurs a dit que Pyongyang est préoccupé des tentatives systématiques américaines de saper le dialogue politique intercoréen destiné à trouver une issue au conflit qui secoue la péninsule de Corée depuis des décennies.
Réagissant à la reprise de nouveaux exercices militaires américano-sud-coréens prévus après les Jeux olympiques d’hiver, l’intéressé a déclaré que ce type de manœuvres répétitives avec le Sud auxquelles les États-Unis ne renoncent jamais, ne favorise pas la paix régionale et la stabilité.
Les États-Unis et la Corée du Sud ont annoncé cette semaine qu’ils veulent reprendre leurs exercices militaires annuels après les JO, mais la date précise et l’ampleur de ces exercices ne sont pas encore communiquées.
« Au moment où le monde a salué le dialogue entre les deux Corées, les États-Unis parlent de la reprise des manœuvres militaires avec le Sud », dénonce le porte-parole de la diplomatie nord-coréenne.
Dans un rapport, citant les médias nord-coréens, l’agence de presse sud-coréenne Yonhap revient sur les inquiétudes de son voisin et évoque les Unes de la presse au Nord, unanimes par rapport au plan américain visant à déclencher une nouvelle guerre dans la région.
Séoul et Washington ont décidé de reporter leurs exercices conjoints annuels Key Resolve et Foal Eagle, qui ont lieu d’habitude au début du printemps, afin de réduire les tensions durant l’événement sportif.
Les exercices conjoints annuels mobilisent habituellement des milliers de soldats américains, des moyens militaires des États-Unis, dont des chasseurs de combat et navires de guerre, ainsi que les armées de la Corée du Sud. La Corée du Nord a pendant longtemps protesté contre ces exercices conjoints, les considérant comme des simulations d’attaque.
Alors que Séoul et Washington ont signalé la reprise des exercices cette année, la Corée du Nord avait demandé à la mi-janvier la fin définitive de ces exercices, note Yonhap.