Interrogé par Defa Press, Mohammad Sadeq Kouchaki, membre du conseil scientifique de l’Université de Téhéran et expert en affaires internationales, a rappelé que les conflits entre les groupes takfiristes ne datent pas d’aujourd’hui.
Faisant allusion aux conflits profonds entre les groupes terroristes en Syrie durant ces cinq dernières années, il a déclaré : « Ces affrontements n’ont eu pour conséquence que de tuer et de blesser des civils innocents dans les rues des villes syriennes. »
Rappelant les conflits entre les takfiristes du Front al-Nosra (rebaptisé Front Fatah al-Cham) et les daechistes, qui depuis 2012 n’ont pas connu de répit, il a dit : « Les créateurs de ces groupes terroristes leur ont fait croire qu’ils sont les seuls à être sur la bonne voie et qu’ils sont les seuls représentants de l’orthodoxie. Cette croyance erronée légitime leurs crimes et ils n’ont donc pas peur de s’entre-tuer. »
« L’objectif en créant ces groupes terroristes, dont le nombre a atteint 80, était de traîner la Syrie et l’armée syrienne dans une terrible guerre civile qui aurait causé la destruction du pays. Pour autant, à présent, la plupart des régions de la Syrie ont été nettoyées des groupes terroristes : les régions du Sud, les frontières avec le Liban, avec l’Irak et celles au sud de l’Euphrate. Il ne reste qu’une partie de Quneïtra et les frontières avec la Jordanie qui restent à nettoyer des terroristes. Dorénavant, l’avenir des terroristes s’étant assombri en Syrie, ils se concentrent sur les régions septentrionales. Les créateurs de ces groupes ne vont donc pas les soutenir indéfiniment. Le but était d’épuiser et d’affaiblir le Hezbollah et l’armée syrienne », a poursuivi l’expert.
L’expert conclu en disant : « Les sponsors du terrorisme voulaient également faire un cadeau à Israël en embarrassant l’Iran. En effet, cela a eu lieu, car la Résistance libanaise, au lieu de faire la guerre contre Israël, a été entraînée dans les conflits avec les takfiristes. Les indices prouvent que la fin de Daech est plus proche que jamais. »