Il y a une nouvelle escalade dans la crise qui oppose Pyongyang à ses voisins et leurs alliés américains. En effet, hier, mardi 29 août 2017, un missile Hwasong-12 de portée intermédiaire a survolé l’archipel nippon.
Pour Kim Jong-un, qui a qualifié l’acte de « lever de rideau », il s’agit là d’un premier pas pour lancer des opérations militaires dans l’océan Pacifique et d’autres tests de missile vont suivre d’ici très peu.
C’est dans cet ordre d’idées que la chaîne d’information officielle de la Corée du Nord a répété la menace d’une attaque pesant sur l’île de Guam, qui abrite une base militaire américaine.
Le missile balistique nord-coréen a survolé le nord du Japon, une première depuis 2009. Le Conseil de sécurité de l’ONU a tout de suite convoqué une réunion extraordinaire pour faire une déclaration condamnant Pyongyang, même si des sanctions n’ont pas été adoptées à proprement parler.
Pékin a appelé la communauté internationale à ne pas perdre patience et à s’engager dans des négociations pour résoudre le problème nucléaire de la péninsule coréenne.
Le média officiel de Pyongyang, qui a annoncé le lancement d’« un système de roquettes ultrasophistiqué » a ajouté que le leader, Kim Jong-un, a personnellement supervisé l’opération.
Il s’agissait du premier missile tiré depuis la ville de Pyongyang, capitale de la Corée du Nord.
Selon le ministre japonais de la Défense, le missile nord-coréen qui a survolé mardi le territoire du Japon aurait pu atteindre l’île américaine de Guam.