Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a inscrit, ce vendredi 7 juillet, la vieille ville d’al-Khalil en Cisjordanie au patrimoine mondial de l’humanité, après quoi Israël a annoncé qu’il gèlerait sa coopération avec l’organisation onusienne.
Selon l’agence de presse iranienne Mehr, le ministre israélien de l’Éducation Naftali Bennett, qui est également chargé de coopération d’Israël avec l’UNESCO, a déclaré que Tel-Aviv suspendrait sa coopération avec cette instance jusqu’à ce qu’elle abandonne « ses politiques de lutte contre Israël ».
« Israël reprendra sa coopération avec l’UNESCO dès que celle-ci remplira son devoir professionnel », a-t-il ajouté.
Dans ce droit fil, le ministre israélien de l’Énergie Yuval Steinitz a précisé que cette décision de l’UNESCO découlait de son « ignorance » et que c’était « une honte » pour elle.
Israël a beaucoup tenté de faire pression sur les membres de l’UNESCO en faveur de Tel-Aviv, mais il a échoué.
Côté palestinien, le ministre des Affaires étrangères Riyad al-Maliki a qualifié de succès le vote de l’UNESCO déclarant la vieille ville d’al-Khalil en Cisjordanie, zone protégée en tant que site d’une valeur universelle exceptionnelle.
« Malgré la campagne israélienne agressive, qui a répandu des mensonges, déformé et faussé les faits sur le droit palestinien, le monde a reconnu notre droit d’enregistrer al-Khalil et la Mosquée d’Ibrahim sous la souveraineté palestinienne et sur la Liste du patrimoine mondial », a-t-il déclaré à l’AFP.