La société islamique nationale de Bahreïn, Al Wefaq, a vivement condamnée le déplacement d’une délégation israélienne à Manama.
Cité par Al-Mayadeen, le parti d’opposition bahreïni s’est dit vivement opposé à toute idée de normalisation avec le régime israélien, dans un communiqué publié mercredi 10 mai.
« Le peuple bahreïni rejette toute normalisation avec Israël. Personne n’a le droit d’utiliser le sol bahreïni au profit des intérêts personnels », peut-on lire dans ce communiqué du mouvement de l’opposition qui réaffirme clairement la position pro-palestinienne du peuple en prenant ses distances vis-à-vis des politiques du régime de Manama.
Al-Wefaq fustige dans son communiqué la marginalisation continue du peuple par les autorités de Manama. « Le peuple est marginalisé et n’a aucun droit d’intervenir dans le processus décisionnel en politique intérieure et extérieure », fustige ce parti d’opposition de Bahreïn dissout par les Al-e-Khalifa en juillet 2016.
Une délégation israélienne est entrée lundi 8 mai dans la capitale Manama. Selon le quotidien israélien Haaretz, le régime de Tel Aviv a proposé au président de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), Gianni Infantino, la tenue des matches dans les implantations illégales du peuplement juif en Cisjordanie occupé. Cette proposition doit être examinée au congrès de la FIFA, ce 11 mai, à Manama.
Condamnant cette initiative, le président de la fédération palestinienne, Jibril Rajoub, a dénoncé lundi les pressions "sans précédent" exercées par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu auprès de la FIFA au sujet des clubs de foot israéliens évoluant en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël.
Les autorités israéliennes et bahreïnies ne cachent plus leur ambition pour normaliser les relations bilatérales.
Bahreïn était l’hôte, il y a quelques mois, d’une délégation de rabbins extrémistes anti-arabe dont le siège se trouve à Brooklyn à New York. Ils s’étaient rendus à Manama pour célébrer une fête juive en présence des autorités bahreïnies.
Le Bahreïn a rendu hommage à l'ex-président israélien, le criminel de guerre Shimon Peres, dont l’Occident a toujours ignoré les victimes
Selon une dépêche de l’AFP, le représentant du HRW Israël-Palestine, Omar Shakir, qui comptait participer au congrès de la FIFA, a été empêché d'entrer à Bahreïn.
Le représentant de l'ONG Human Rights Watch (HRW) voulait pousser la FIFA à empêcher Israël de tenir des matches dans les implantations illégales israéliennes.
Omar Shakir a précisé par téléphone à l'AFP avoir passé 18 heures à l'aéroport de Manama où il a finalement dû reprendre un vol pour quitter le pays.
Bahreïn interdit l'entrée de journalistes ou de militants des droits de l'Homme dans le cadre d’une politique de répression depuis le soulèvement de 2011 de son peuple qui demandent des réformes politiques à la monarchie dictatoriale.
Avec Le Figaro