La capitale britannique vient de voir son nom se rajouter sur la liste des villes européennes frappées par la vague du terrorisme.
Au moins cinq personnes ont été tuées et une quarantaine blessées mercredi dans une attaque sur le pont de Westminster.
Selon la Première ministre britannique Theresa May, l'auteur de l'attentat, identifié comme Khaled Massoud et "né au Royaume-Uni", était connu des services de renseignement depuis une enquête il y a plusieurs années portant sur "l'extrémisme violent".
Commise un an jour pour jour après les attentats de Bruxelles qui ont fait 32 morts, l'attaque a été revendiquée par le groupe de Daech. C'est la plus meurtrière au Royaume-Uni depuis les attentats suicide du 7 juillet 2005, revendiqués par la nébuleuse al-Qaïda, qui avaient fait 56 morts dans les transports en commun londoniens.
L’attentat terroriste de Londres a suscité une vague de condamnations internationales.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne a condamné l'attentat terroriste de Londres et compati avec les familles des victimes.
"Aucun pays ne sera à l'abri du terrorisme tant que les pays occidentaux continueront à adopter une politique de deux poids deux mesures pour lutter contre ce phénomène", a affirmé Bahram Qassemi.
"Le terrorisme ne connaît plus de frontières. Pour assécher les racines de ce phénomène, il faut empêcher les livraisons d'armes aux groupes terroristes. Il faut aussi que le soutien financier et moral de certains pays à ces groupes cesse", a-t-il ajouté.
Depuis des semaines, des signaux des services de renseignement avertissaient de l’ampleur de la menace au moment où l’un des fiefs de Daech, Mossoul, est en train d’être repris. Environ 2 500 terroristes issus des pays de l’Union européenne se trouveraient dans la zone des combats. Ce sont autant de mines en mouvement, tout comme ceux qui ont fait le voyage d’Irak ou de Syrie et qui sont déjà rentrés en Europe.
Or, les États occidentaux ont fait d'énormes dégâts humains au Moyen-Orient avec leurs guerres, d'où le chaos actuel dans cette région du monde. Ceci dit, la responsabilité des Occidentaux dans la déstabilisation de la Syrie et de l’Irak est pointée du doigt, en particulier sous l’angle des mensonges de Tony Blair qui lui avaient permis de justifier l’envoi de soldats britanniques.
Catherine Shakdam, directrice de programme pour Shafaqna et Jean-Marc Jacot, journaliste franco-américain s'expriment sur le sujet.