L’ancien président français, Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de droite, a promis hier, vendredi 11 novembre 2016, que s'il était élu lors de la présidentielle de 2017, il présenterait « un bilan de la gestion socialiste » en matière de défense alors que l’armée est « en situation d’embolie gravissime ».
« La France est en état d'urgence à l'intérieur et en guerre à l'extérieur », a affirmé Sarkozy. « La défense sera une priorité budgétaire », a-t-il ajouté.
"Nous prévoyons de porter le budget de la défense nationale à 1,85% du PIB, contre 1,5% aujourd'hui, soit 35 milliards d'euros en 2018 et 41 milliards en 2022", a-t-il précisé.
"Notre objectif est d'atteindre les 2% du PIB en 2022. C'est la première fois, depuis la fin de la guerre froide, que la France prendrait un tel engagement", a-t-il indiqué.
Pour 2017, le budget pour la défense (y compris les pensions militaires) s'élèvera à 1,77% du produit intérieur brut (PIB), selon le projet du gouvernement.
La France s'est déjà engagée à porter ce budget à 2% du PIB d'ici 2025 dans le cadre de l'OTAN.
Parmi les priorités figurent, selon Sarkozy, la "modernisation" de l'arsenal nucléaire et la cyberdéfense.
Avec AFP