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Syrie/Trêve: Moscou s'oppose au projet français

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Un projet de résolution pour une trêve à Alep en discussion à l’Onu ©sputnik

Le Conseil de sécurité de l’Onu a entamé les discussions sur un projet français de résolution appelant à un cessez-le-feu à Alep oriental où les terroristes d'Al Nosra et de Daech sont sur le point de céder. 

Le texte a été déposé par la France qui dit s'inquiéter "pour la vie des civils exposés aux frappes de la Syrie et de son allié russe". 

La Russie affirme vouloir poursuivre ses attaques qui visent les terroristes takfiristes, ceux-là même qui en dépit de la campagne d'information préalable de Damas, ont choisi de rester à Alep pour se battre contre l'armée syrienne. 

La Russie qui dispose du droit de veto en tant que membre permanent au Conseil de sécurité, a fait part de ses doutes sur l’efficacité du projet.

Le projet français est centré sur la situation à Alep où il appelle à rétablir le cessez-le-feu accordé conformément à l'accord américano-russe du 9 septembre. Cet accord a volé en éclat après les frappes Us contre les positions de l'armée syrienne à Deir ez-Zour, faisant un total de 60 morts. 

Les trêves successives demandées par l'Occident dans le cadre de différentes résolutions du Conseil de sécurité ont servi à chaque fois de répit aux terroristes qui les ont utilisées pour se réarmer et reprendre leurs attaques contre l'armée syrienne. A plus d'une reprise, de prétendus convois d'aides humanitaires envoyées dans l'Est d'Alep transportaient armes et munitions à destination des terroristes.  

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a déclaré la semaine dernière que tout pays qui s'opposerait au projet de résolution courrait « le risque de porter la responsabilité de complicité de crimes de guerre ».

Les analystes s'étonnent de la prise de position de Paris dans le dossier syrien dans la mesure où la France, elle-même victime d'attaques terroristes, devra être en première ligne d'Etats cherchant à anéantir le terrorisme.  

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SOURCE: FRENCH PRESS TV