La présidente du comité des affaires constitutionnelles du Parlement européen, Danuta Hübner a déclaré hier lundi qu’après la sortie de l’Angleterre de l’Union européenne, l’anglais ne sera plus une langue officielle de l’UE.
« Plus le Royaume-Uni, plus d'anglais », a affirmé alors Mme Hübner qui a précisé qu’actuellement les institutions européennes disposent de 24 langues officielles dans lesquelles sont systématiquement traduits l'ensemble des textes juridiques de l'UE.
Ainsi, pour devenir une langue officielle européenne, une langue doit d'abord être officielle au sein d'un Etat membre. Ce dernier doit ensuite demander que sa langue soit inscrite au registre européen. Or le Royaume-Uni est le seul pays européen à avoir inscrit l'anglais, même si celui-ci est parlé dans d'autres pays, comme l'Irlande ou Malte ; ces derniers ont choisi d'inscrire d'autres langues officielles que l'anglais : le gaélique pour l’Irlande et le maltais pour Malte.
« Il pourrait rester la langue de travail, mais le maintien de son statut de langue officielle suppose l'aval de tous les Etats membres et les règles de cette organisation devraient être changées pour permettre aux 27 de déclarer plusieurs langues officielles », a poursuivi Hübner.
Mais que va-t-il se passer si les espagnols se mettent à déclarer le catalan ou le basque ou encore si la France revendique l’application au sein de l’Union, de la langue corse, bretonne ou encore basque ?