Devant un rassemblement de combattants de la Résistance actifs sur les fronts d’Alep et du Liban, le secrétaire général du mouvement Hezbollah s’est exprimé en ces termes : "Nous sommes prêts à parer à toute éventualité. Nous gardons un œil vers le sud et un œil vers Alep."
Cette phrase résume la rencontre entre les combattants du Hezbollah et Nasrallah. Cela met en évidence le caractère dynamique et l’importance axiale du combat d’Alep, d’une part, et l’entière disponibilité de la Résistance pour faire face à n’importe quelle éventualité de la part de l’ennemi israélien, d'autre part.
Le quotidien Al-Safir a écrit au sujet de cette rencontre : "Seyyed Hassan Nasrallah, même dans les réunions internes du parti, recourt à la littérature nationale islamique qui promeut la réconciliation, ce qui lui permet d'éviter de semer la discorde entre sunnites et chiites et d’attiser le feu entre ces deux communautés."
Al-Safir poursuit en disant que Nasrallah, après avoir passé en revue les évolutions de la Syrie et le rôle joué par un certain nombre de pays régionaux et extrarégionaux (Arabie saoudite, Qatar, Etats-Unis), s’est intéressé au cas de la Turquie et au rêve tant caressé par Recep Tayyip Erdogan, président turc, qui souhaite ardemment prier dans la grande mosquée des Omeyyades à Damas. Nasrallah a dit à ce sujet : "Il ne peut même pas rêver de faire ses prières à Alep."