Au moins quatre personnes ont trouvé la mort dans de nouvelles frappes menées par les avions de guerre saoudiens dans la province yéménite d’al-Hudaydah (ouest).
La chaîne yéménite al-Masirah a annoncé mercredi que cinq civils ont été aussi blessés dans les frappes par les chasseurs saoudiens.
Les avions saoudiens ont aussi bombardé des zones résidentielles dans la province de Jawf (nord-ouest), Taïz (sud-ouest) et Sanaa (nord).
Au moins 8.500 personnes, dont 2.000 enfants, ont étés tuées et plus de 16.000 blessées dans les frappes aériennes de l’Arabie saoudite contre le Yémen depuis mars 2015.
Mardi, Amnesty international a appelé les États-Unis et la Grande-Bretagne à s'abstenir de tout transfert d'armes utilisées dans la guerre au Yémen.
Human Rights Watch (HRW) a lancé un appel similaire, invitant Washington et Londres, mais aussi Paris à suspendre leurs ventes d'armes à l'Arabie saoudite jusqu'à ce qu'elle, non seulement, limite ses frappes aériennes illégales au Yémen, mais enquête aussi d'une manière crédible sur les violations des droits de l'homme.
“Un an après, la réponse de la communauté internationale au conflit au Yémen a été profondément cynique et tout à fait honteuse”, dénonce James Lynch, directeur adjoint d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
Dans un communiqué, HRW déplore pour sa part que “durant l'année écoulée, les gouvernements qui arment l'Arabie saoudite ont rejeté ou minimisé des preuves convaincantes que les frappes aériennes de la coalition (arabe) ont tué des centaines de civils au Yémen”.