Les tensions entre l’Iran et les États-Unis restent au cœur des préoccupations, alors que Téhéran affirme que Washington a rapidement violé les engagements pris dans le cadre du mémorandum d’entente d’Islamabad.
S’exprimant lors du 26e sommet des chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), le président Pezeshkian a dénoncé les récentes attaques contre l’Iran, les qualifiant d’agressions contre les principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies et du droit international.
Le président iranien a rappelé que les États-Unis n’avaient respecté leurs engagements prévus par le mémorandum que pendant moins de deux semaines avant de commencer à imposer de nouvelles exigences et à violer leurs obligations, une attitude qui se poursuit encore aujourd’hui. Il a souligné que ces violations avaient entraîné une réponse appropriée de la part de l’Iran.
Il a toutefois affirmé que si Washington revenait au respect de ses engagements dans le cadre du mémorandum d’Islamabad, la République islamique d’Iran ferait immédiatement de même. Il a insisté sur le fait que, contrairement aux États-Unis, l’Iran avait toujours respecté ses engagements et ses accords internationaux, agissant conformément aux principes du droit international.
Le président iranien a par ailleurs mis en garde contre l’intensification des rivalités géopolitiques, l’unilatéralisme, le recours à la force et à la puissance militaire, ainsi que contre les sanctions unilatérales et illégales et l’instrumentalisation des outils économiques et technologiques.
Dans ce contexte, le président a par ailleurs décrit la sécurité et le développement comme des concepts « interconnectés et inséparables ». Il a ainsi appelé l’Organisation de coopération de Shanghai à prendre en compte aussi bien les enjeux sécuritaires qu’économiques.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a lui aussi placé le respect des engagements américains au centre de la voie permettant de sortir de la crise actuelle. Il a déclaré que Washington devait respecter ses engagements et se conformer aux dispositions du mémorandum d’entente d’Islamabad, tout en soulignant que la nation iranienne restait ferme dans la défense de ses droits.
Fabrice Beaur, Directeur d’Eurasian Form et Bernard Cornut, géopolitologue s’expriment sur le sujet.