Des millions de musulmans à travers le monde commémorent l’Arbaïn, qui marque le 40e jour de deuil du martyre de l’Imam Hosseïn (béni soit-il), le troisième Imam des musulmans et le petit-fils du Prophète de l’Islam, le très vénéré Mohammad (que le salut de Dieu soit sur lui et sa descendance).
Chaque année, des pèlerins venus de différents pays se rendent à pied au mausolée sacré de l’Imam Hosseïn (béni soit-il), situé dans la ville irakienne de Karbala, pour commémorer cet événement, qui a eu lieu cette année, le mardi 4 août.
La cérémonie rassemble des millions de personnes qui entreprennent une marche de 80 kilomètres entre les villes saintes de Najaf et de Karbala.
À Téhéran, la capitale iranienne, des personnes, sous la bannière de « Ceux qui n’ont pas eu l’occasion de participer à la marche de l’Arbaïn », ont participé à une marche symbolique vers le sanctuaire sacré de Shah Abdol-Azim Hasani (P), dans la ville méridionale de Rey.
Des marches similaires ont eu lieu dans plusieurs autres villes, dont Machhad et Chiraz.
La marche de l’Arbaïn est le plus grand rassemblement pacifique annuel, réunissant des millions de personnes de différents pays, notamment d’Iran. Il s’agit d’une occasion de maintenir en vie le mouvement de Karbala, qui est un mouvement contre le terrorisme, le fascisme et le despotisme.
Le débat de mercredi 5 août, se penche sur la culture d’Arbaïn, une mémoire vivante contre l’oppression, avec l’intervention d’Ayssar Midani, analyste politique depuis Paris et de Mohsen Abdelmoumen, journaliste et analyste politique depuis Bruxelles.