Les discussions de haut niveau se poursuivent en Suisse entre des délégations iraniennes et américaines, dans le cadre de la mise en œuvre d’un mémorandum d’entente visant à encadrer un cessez-le-feu et une désescalade régionale. Dans ce contexte, des responsables iraniens adoptent un ton de grande prudence, mettant en garde contre tout excès d’optimisme à l’égard de Washington, accusé de ne pas respecter ses engagements passés.
Réagissant aux évolutions le président du Parlement iranien a affirmé que le mémorandum d’entente d’Islamabad n’est pas le fruit de pressions ou de la coercition, mais plutôt celui de la résistance et de la détermination de la courageuse nation iranienne, et c’est pourquoi il prend la valeur de « déclaration de défaite pour l’Amérique » et démontre que le dialogue ne peut aboutir que lorsque l’autre partie renonce à imposer sa volonté à une nation civilisée et reconnaît ses droits.
Analyse et réaction de Patrick Ringgenberg, iranologue et expert suisse en histoire.