Malgré le cessez-le-feu, des membres influents du cabinet du régime israélien ont appelé ce dimanche au bombardement de la banlieue sud de Beyrouth. Ces déclarations interviennent alors que le cessez-le-feu conclu en avril reste officiellement en vigueur, mais que les violations israéliennes du territoire libanais se poursuivent.
Les appels à l’escalade et aux bombardements se multiplient au sein du cabinet de guerre du régime israélien. Le ministre de la Sécurité intérieure Itamar Ben-Gvir et le ministre des Finances Bezalel Smotrich ont réclamé quelques heures avant les nouvelles attaques, des frappes contre la banlieue sud de Beyrouth, malgré le cessez-le-feu en vigueur entre le régime sioniste et le Liban.
Alors que Tel-Aviv tente de justifier ces appels par une attaque de drone visant le nord des territoires palestiniens occupés, les autorités libanaises dénoncent la poursuite des raids israéliens qui ont déjà causé des milliers de victimes et de déplacés depuis le début de l’agression.
Comment les États-Unis peuvent-ils se présenter comme garants d’un cessez-le-feu et d’un accord régional tout en soutenant un régime dont des ministres appellent ouvertement à bombarder Beyrouth et à détruire des quartiers résidentiels libanais ?
Maître André Chamy, expert juriste et sociologue français, partage son analyse avec nous.