Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a souligné que les « positions contradictoires et excessives » des États-Unis constituent un obstacle majeur à la réussite du processus diplomatique.
Ces déclarations d’Araghchi font écho aux efforts répétés de Washington pour contraindre l’Iran à soumettre à la négociation son droit à l’énergie nucléaire pacifique et à ses capacités de défense, tout en maintenant ses pressions économiques, politiques et militaires sur Téhéran.
Dans une vaine tentative d’obtenir de l’uranium enrichi iranien, les États-Unis ont à maintes reprises menacé Téhéran d’une attaque d’envergure, pour ensuite se rétracter, en prétendant que ce retrait est dû à la demande des pays voisins de l’Iran.
Le 18 mai, le président américain Donald Trump s’est une nouvelle fois rétracté de sa menace d’attaquer l’Iran, en prétendant cette fois-ci qu’il s’agissait d’une demande formulée par les Émirats arabes unis, le Qatar et l’Arabie saoudite.
Comment analyser ce revirement ? Le président Trump croit-il qu’une attitude aussi contradictoire pourra convaincre l’Iran d’abandonner son programme pacifique d’enrichissement de l’uranium ?
L’analyse et la réaction d’Imad-Eddin Hamrouni, expert en géopolitique.