Après plus de 70 jours de confrontation et de tensions régionales, l'Iran, victime d'une troisième guerre imposée, affirme que la résilience de la nation iranienne a accéléré un basculement historique du système international.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, estime que ces événements illustrent le déclin de l’ordre unipolaire dominé par l’Occident et l’émergence d’un monde multipolaire où les pays du Sud global joueront un rôle central.
Dans un contexte de fortes tensions géopolitiques au Moyen Orient, dûes à l'agression de l'alliance américano-israélienne contre l'Iran, les dirigeants du pays qualifient la récente crise de moment charnière dans l’évolution de l’ordre international.
Pour Mohammad Bagher Qalibaf, président du Parlement iranien, la résistance de l’Iran face aux pressions militaires et politiques de ses ennemis bellicistes a non seulement consolidé la souveraineté du pays, mais aussi accéléré une transformation globale déjà en cours. S’inscrivant dans une dynamique évoquée par le président chinois Xi Jinping — celle d’un changement majeur « inédit depuis un siècle » — Téhéran estime que ces événements annoncent l’émergence d’un système international plus multipolaire, marqué par l’affirmation croissante des pays du Sud.
Réaction et l'analyse de Bernard Cornut, expert français en énergie et spécialiste du Moyen-Orient.