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Une organisation international devenu inutile à cause de l'occident

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Génération d'IA

Par Amir-khosro Fathi

Depuis le déclenchement de l’attaque illégale contre l’Iran, une réalité dérangeante s’impose avec force : cette guerre n’est pas seulement militaire, elle est aussi une démonstration brutale de la faillite du droit international lorsqu’il se heurte aux intérêts des puissances impérialistes. Les États-Unis et Israël se sont lancé dans des opérations militaires contre un État souverain en dehors de tout cadre légal reconnu, et ce, en pleine négociation, sans mandat du Conseil de sécurité des Nations unies et sans qu’une situation de légitime défense immédiate et avérée ne puisse être établie conformément à la Charte des Nations unies.


Le principe fondamental inscrit dans cette Charte, notamment à travers son article 2 paragraphe 4, interdit clairement le recours à la force dans les relations internationales, sauf dans des cas strictement définis. Donc, le vocabulaire utilisé constamment dans les médias mainstream qui tentent de justifier cette attaque barbare en utilisant des termes comme “guerre de prévention” est totalement infondé. En frappant l’Iran, Washington et Tel-Aviv ne se contentent pas de mener une opération militaire, ils violent un principe central du droit international, celui qui garantit théoriquement l’égalité souveraine des États. Ce constat est essentiel, car il inverse le récit dominant. L’Iran apparaît non pas comme l’agresseur, mais comme un État attaqué et défenseur de son intégrité et de sa souveraineté. 
Par contre, la réponse iranienne s’inscrit totalement dans un cadre juridique reconnu, celui de la légitime défense. Dans un contexte où son territoire est directement visé, où ses infrastructures sont frappées, surtout civils et où sa sécurité nationale est menacée, l’Iran exerce un droit fondamental reconnu par le droit international lui-même. Présenter cette riposte comme une escalade revient à ignorer volontairement la chronologie des faits.
Mais cette situation soulève une question bien plus profonde et dérangeante : pourquoi certains États peuvent-ils violer ouvertement le droit international sans en subir les conséquences ? Pourquoi les États-Unis et l’entité sioniste semblent-ils évoluer au-dessus des lois qui s’imposent aux autres nations ? 
La réponse se trouve en grande partie dans la structure même du système international. Le Conseil de sécurité des Nations unies, censé être le garant de la paix mondiale, est paralysé par le mécanisme du veto. Les grandes puissances, et en particulier les États-Unis, disposent de la capacité de bloquer toute résolution susceptible de les condamner ou de sanctionner leurs alliés. Ce déséquilibre structurel crée un droit à géométrie variable selon les intérêts capricieux strict pour certains, inexistant pour d’autres.
À cette réalité institutionnelle s’ajoute une domination narrative. Les interventions militaires de Washington et de Tel-Aviv sont systématiquement présentées comme « défensives », même lorsqu’elles consistent à frapper un État souverain sur son propre territoire. Cette inversion du langage permet de légitimer des actions qui, en réalité, s’inscrivent en contradiction directe avec les principes du droit international.
Plus grave encore, cette guerre semble avoir franchi une ligne rouge sur le plan humain. Des frappes ont touché énormément de zones civiles, notamment des infrastructures scolaires où se trouvaient des enfants et des enseignants. Selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, plus de 600 écoles ont été frappées à travers le pays ce qui représente des dizaines de milliers de mort, chiffres qui ne peut qu’augmenter avec le temps. La confirmation de ces faits constituerait non seulement une violation du droit international humanitaire, mais pourraient également être qualifiés de crimes de guerre. Derrière les justifications stratégiques, ce sont des vies humaines, des familles et des générations entières qui sont sacrifiées.


Ce schéma n’est pourtant pas nouveau. De l’Irak à la Libye, en passant par les interventions impérialistes au Moyen-Orient, le recours unilatéral à la force par les grandes puissances occidentales a souvent été suivi de chaos, de destruction et d’instabilité durable. L’histoire récente prouve que ces opérations, présentées comme des missions de « sécurité » ou de « stabilisation », n’ont jamais apporté la paix qu’elles prétendaient instaurer.
Dans ce contexte, la position de la République islamique d’Iran prend une dimension qui dépasse largement ses frontières. Elle incarne le refus d’un ordre international dominé par la loi du plus fort. 
Car c’est bien là que réside le cœur du problème. Le droit international, censé être le socle de la stabilité mondiale, perd toute crédibilité lorsqu’il est appliqué de manière sélective, surtout, si c’est pour suivre les intérêts des puissances impérialistes barbares qui ont semé guerre et désolation à travers le monde. Comment exiger le respect des règles si certains peuvent les violer sans conséquence ? Comment les médias mainstream, qui eux-mêmes sont à la botte de ces puissances, peuvent parler de justice internationale dans un système où l’impunité est devenue un privilège réservé aux puissants ? Comment discuter et user de la voie diplomatique correctement, comme des êtres civilisés alors qu’en face se trouve des empires barbares qui ne connaissent que la brutalité ?
Défendre la République islamique d’Iran, pays qui incarne la Résistance à cet empire barbare, est non seulement un droit, mais c’est un devoir de justice dans ce monde. Les puissances impérialistes comme les États-Unis et Israël ont suffisamment fait subir des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des génocides, à travers le monde et personne ne les a jamais arrêtés. Quand est-ce que le monde va ouvrir les yeux ? 
Le monde acceptera-t-il encore longtemps cet ordre à deux vitesses, ou assistera-t-on à l’émergence d’un véritable système fondé sur la justice et l’égalité souveraine ?
Car cette guerre que la République islamique d’Iran mène avec brio et fierté est entrain non seulement de détruire l’arrogance des États-Unis qui se croyaient très fort en usant de sa pseudo force contre les États souverains du monde entier, mais également cet ordre. 
Actuellement, ce que les médias mainstream ne disent pas, c’est que dans la région, les bases militaires américaines ont toutes été frappées. Plus aucune base n’est donc opérationnelle. Ceci, par la simple réponse de la République islamique d’Iran. Concernant l’entité sioniste, le fameux “dôme de fer” est complètement saturé, et s’est transformé en un dôme d’argile. Ce qui veut dire que le ciel israélien est totalement ouvert et sans protection. Croyez-vous sérieusement que la République islamique d’Iran ne peut pas entièrement raser Israël de la carte si elle le voulait ? 
Téhéran n’est pas un État barbare ni un État improvisé
La République islamique d’Iran est un État qui a vécu sous un régime de sanction, de nouveau illégale. Ce qui veut dire que ce pays s’est construit tout seul, malgré les pressions venant de l’extérieur. Et maintenant, cet État souverain et résilient, montre au monde entier qu’il tient non seulement à la plus grande puissance impérialiste du monde, mais il montre également qu’un pays se devait de respecter la justice de tous ces peuples martyrisés depuis des décennies.
Tout autres narratifs n’est que construction destinée à masquer cette réalité.
Donc accuser la République islamique d’Iran d’escalade relève de l’absurde. C’est ignorer volontairement que ce pays et son peuple a été attaqué. C’est inverser la réalité pour mieux justifier l’injustifiable. L’Iran ne fait qu’exercer un droit fondamental reconnu par le droit international qui est celui de se défendre. Mais dans un monde où les mots sont retournés, la défense devient “provocation “, et l’agression devient “prévention”.

La question n’est donc plus seulement géopolitique. Elle est morale. Peut-on encore parler d’un ordre international fondé sur des règles lorsque ces règles sont violées par ceux-là mêmes qui les imposent ? Peut-on encore croire à une justice internationale lorsque certains États disposent d’un droit implicite à la guerre ?
En réalité, ce conflit met à nu une vérité que beaucoup refusent d’admettre. Nous ne vivons pas dans un système fondé sur le droit, mais dans un système fondé sur le rapport de force. Et dans ce système, certains États comme les États-Unis ou Israël s’arrogent le droit de décider qui peut vivre en paix et qui peut être bombardé et tué.
Face à cela, la position de la République islamique d’Iran dépasse largement son propre destin. Elle incarne une ligne de fracture mondiale entre ceux qui acceptent cet ordre inégal et ceux qui le contestent. Défendre l’Iran aujourd’hui, ce n’est pas défendre un régime. C’est refuser un monde où la puissance tient lieu de loi.
Les discours de deux poids, deux mesures occidentales deviennent insupportables et obsolètes. Les populations ne sont plus dupes. Et pourtant, il est utilisé dans toutes les situations. 
Par exemple, on parle beaucoup du détroit d’Ormuz actuellement. 
Il faut cesser les inversions de réalité. Si le détroit d’Ormuz est aujourd’hui au cœur des tensions mondiales, ce n’est pas parce que la République islamique d’Iran aurait soudain décidé de “prendre en otage” le commerce international. C’est parce que les États-Unis et Israël ont transformé cette zone stratégique en théâtre de guerre en frappant un État souverain en dehors de tout cadre légal.
Et désormais, après avoir militarisé la région, Washington accuse Téhéran… d’en contrôler l’accès.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, est vital pour l’économie globale. Mais il est aussi, et surtout, un espace directement lié à la souveraineté iranienne, puisque ses côtes bordent ce passage stratégique.
Or que s’est-il passé ? Des frappes militaires ont visé la République islamique d’Iran, et ce pour une seconde fois, en plein milieu de séance de négociation. Une guerre a donc été imposée encore une fois. Et dans ce contexte, le détroit, autrefois simple voie commerciale, est donc devenu un point de confrontation car Washington s’imagine pouvoir en prendre le contrôle par la force.
La situation actuelle n’est donc pas une “menace iranienne”, mais la conséquence directe d’une escalade initiée par des puissances extérieures.
Depuis quelques jours, les médias occidentaux s’alarment donc d’une autre “menace” pour utiliser leur propre propos c’est l’idée que la République islamique d’Iran pourrait faire payer le transit dans le détroit d’Ormuz.
Oui, cette possibilité existe. Des discussions ont lieu à Téhéran pour instaurer un système de frais de passage, et certains navires auraient déjà payé pour traverser sous protection ou autorisation. Il est important de rappeler qu’un paiement des droits de passage est monnaie courante dans le monde. Par exemple, certains axes maritimes font payer un péage, comme le canal de Suez ou encore le canal de Panama, et c’est totalement normal. Certains États imposent indirectement des coûts, services de pilotage, escortes maritimes, sécurité, taxes portuaires liées au passage,...Ce ne sont pas officiellement des “péages”…mais dans la pratique, payer pour passer existe déjà sous d’autres formes.
Le cas de la République islamique d’Iran devient donc particulier car Ormuz est aujourd’hui militarisé, les navires prennent des risques réels, la sécurité n’est plus garantie automatiquement, car rappelons-le avec franchise, ce sont des entités barbares, colonialistes et qui se croient au-dessus des lois internationales comme les États-Unis et Israël qui sont en face. Ce qui veut dire pour faire court, rien ne les empêche de tuer ouvertement des civils et des infrastructures civils au regard du droit internationale, donc rien ne va les empêche de frapper des navires civils. 

Donc dans ce contexte demander un paiement pour “sécuriser” le passage ou filtrer les navires devient une logique de guerre et cela est fondamentale pour protéger clairement les navires civils.
Mais là encore, la présentation médiatique est profondément biaisée, ils ne vont jamais exposer les faits de cette manière.
Cette mesure ne surgit pas dans un contexte normal. Elle intervient dans une zone militarisée, après des frappes étrangères, dans une situation que la République islamique d’Iran considère comme un état de guerre, de légitime défense et de protection des infrastructures civils.
La question devient alors simple ; un État attaqué n’a-t-il pas le droit de contrôler un passage stratégique situé le long de ses côtes ?
Ces mêmes médias mainstream prétendent que les États-Unis affirment vouloir garantir la “liberté de navigation”. Mais cette rhétorique masque une réalité plus brutale. Ces barbares sans foi ni loi ont seulement  une volonté de contrôle militaire d’un axe vital afin d’assoir leur hégémonie à travers le monde.
Dans le même temps, lorsque la République islamique d’Iran propose des conditions de passage dans une zone devenue instable, cela est immédiatement qualifié de “chantage” ou de “menace globale”. Deux poids, deux mesures, car selon eux, si Washington déploie des flottes, c’est pour “sécuriser”, si Téhéran contrôle ses eaux, c’est pour “bloquer”.
Le droit maritime international prévoit en théorie la liberté de transit dans les détroits. Mais il a été conçu pour des situations de paix, pas pour des zones bombardées.
Dans un contexte de guerre, la réalité change. La sécurité des navires devient un enjeu militaire. Et imposer des conditions de passage, voire des frais liés à la protection, s’inscrit dans une logique stratégique.
Mais là encore, le débat juridique est sélectif.
Lorsque les puissances occidentales interviennent militairement sans mandat, le droit devient silencieux.
Lorsque la République islamique d’Iran réagit dans sa zone d’influence directe, le droit est invoqué avec fermeté.
Ce n’est pas l’Iran qui a militarisé Ormuz pour en tirer profit. C’est la guerre imposée qui a transformé Ormuz en outil de pression.
Le détroit d’Ormuz est aujourd’hui bien plus qu’un point géographique. Il est devenu le symbole d’un affrontement global. D’un côté, des puissances qui projettent leur force militaire pour coloniser et contrôler les routes mondiales et de l’autre, un État qui utilise sa position stratégique pour ne pas subir. 
Ce qui veut dire que dans ce contexte, accuser uniquement la République islamique d’Iran revient à ignorer l’origine même de la crise et montre par-dessus tout, la faiblesse des États occidentaux face à leur propre revendication de toujours, à savoir, la liberté d’expression, le droit à la défense et la liberté de ne pas changer de discours à la moindre petite pression.
Donc, la vraie question est : qui a transformé ce détroit en zone de guerre ?
Car sans frappes, sans escalade militaire, sans intervention extérieure, Ormuz serait resté ce qu’il a toujours été : une route commerciale essentielle.
La République islamique d’Iran est un pays souverain qui a toujours prôné le dialogue en s’asseyant autour des tables de négociations, qui a toujours prôné la justice en défendant les peuples opprimés de ce monde, en dénonçant les exactions commis non seulement dans la région en pensant notamment au peuple palestinien et libanais, mais également à travers le monde que ce soit le système néocolonial sur le continent africain ou encore les lourdes sanctions illégales qui étouffent les pays de l’Amérique du Sud. Et tout ceci a largement été prouvé au fil des années. Maintenant, qu’en est-il des impérialistes barbares Étatsuniens qui sont les seuls à avoir utilisé des bombes atomiques sur des populations civils, qui sont à l’origine des guerres, du chaos de nombreux pays à travers le monde, comme les cas les plus récents, la Syrie, la Libye, L’Irak, l’Afghanistan pour ne citer que ceux qui sont dans région du Moyen-Orient.

Qu’en est-il de l’entité israélienne qui a passé la majorité de son temps à martyriser le peuple palestinien, libanais, cisjordanien. Qui bombarde en tout impunité à tout va, en utilisant un vocabulaire restreint comme le chantage à l’“antisémitisme” ou encore ce nouveau narratif de “guerre de prévention”. Le monde doit ouvrir les yeux, qui doit faire ses preuves maintenant ?

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SOURCE: FRENCH PRESS TV