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Agression israélo-américaine​​​​​​​ : l’école primaire de Minab ciblée par une double-frappe (un média britannique)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L’image montre un enfant tué lors de l’attaque israélo-américaine contre l’école Shajareh Tayyebeh à Minab dans le sud de l’Iran, 28 février 2026. ©IRIB

L’école primaire à Minab, où 165 personnes ont été tuées lors d'une attaque menée conjointement par les États-Unis et Israël contre l'Iran, a été touchée par deux frappes. Le second missile a tué des survivantes qui s'étaient réfugiées, selon un médias britannique.

« Lorsque la première bombe a touché l'école, un enseignant et la directrice ont déplacé un groupe d'élèves dans la salle de prière pour les protéger », a déclaré un secouriste du Croissant-Rouge à Middle East Eye, citant des conversations qu'il avait eues avec des survivantes.

« La directrice a appelé les parents et leur a dit de venir chercher leurs enfants. Mais la seconde bombe a touché cette zone. Seul un petit nombre de celles qui s'étaient réfugiées ont survécu. »

La quasi-totalité des 165 personnes tuées lors de l'attaque israélo-américaine contre l’école Shajareh Tayyebeh étaient des filles âgées de sept à douze ans, selon les autorités locales. L'école, située à Minab, dans le sud de l'Iran, comptait environ 170 filles avant qu’elle ne soit prise pour cible par les Etats-Unis.

Deux frappes sur une même cible sont souvent qualifiées de frappes « en double », surtout s'il y a une brève pause entre les deux et que des secouristes et d'autres civils arrivant sur les lieux sont tués lors de la seconde attaque.

Depuis le déclenchement de l’attaque israélo-américaine, samedi 28 février, des Iraniens ont signalé des attaques à des frappes en double.

Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre une femme en détresse dans le centre de Téhéran déclarant : « Ils ont largué une bombe, les gens sont entrés, puis ils ont bombardé à nouveau. Ils ont tué des gens.»

Une autre vidéo montre deux hommes à moto, déclarant : « Nous sommes allés dégager des gens des décombres, puis l'avion est revenu deux fois et a bombardé le même endroit quatre fois de plus. Nous serions morts si nous n'avions pas été encore sous les décombres ».

L'expression « frappe en double » est un terme informel désignant une tactique qui constitue un crime de guerre. Cette tactique avait déjà été utilisée par Israël à Gaza et par les États-Unis dans les Caraïbes, encore l'année dernière.

Selon un porte-parole du ministère iranien de l'Éducation, les corps de 69 écolières n’ont pas pu être identifiés par les méthodes conventionnelles et nécessitent des tests ADN, en raison de l’ampleur des explosions.

Un autre secouriste du Croissant-Rouge a décrit la scène comme « inimaginable ». « Nous avons vu des corps sans tête, sans mains, sans jambes », a-t-il déploré. Le secouriste a décrit des dizaines de membres sectionnés jonchant la cour de l'école. Certains enfants étaient si gravement brûlés qu'il était extrêmement difficile de les identifier. « Certains parents n'ont reconnu leurs enfants qu'à leurs bracelets en or », raconte-t-il.

Un groupe d'experts de l'ONU a qualifié l'attaque contre l'école de « profondément préoccupante » et a exigé une enquête.

L'ambassadeur d'Iran auprès des Nations unies à Genève, Ali Bahreini, a écrit au Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Turk, qualifiant l'attaque d'« injustifiable » et de « criminelle ».

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SOURCE: FRENCH PRESS TV