La rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, se retrouve au cœur d’une controverse politique et médiatique majeure. Accusée à tort d’antisémitisme par plusieurs responsables politiques européens, notamment en France, après avoir dénoncé le système international ayant permis ce que l’ONU qualifie de génocide à Gaza, elle fait face à une campagne de pression sans précédent visant à la discréditer et à obtenir sa démission.
Pourtant, Mme Albanese affirme bénéficier du plein soutien du Conseil des droits de l’homme de l’ONU et dénonce une tentative délibérée de détournement de l’attention face aux conclusions accablantes de ses rapports, dans lesquels elle met en cause 62 États, dont des pays européens, pour leur soutien politique, militaire ou stratégique à Israël.
La révélation de la manipulation d’extraits vidéo par intelligence artificielle, utilisée pour étayer les accusations contre elle, soulève des questions graves sur la désinformation, l’instrumentalisation de l’accusation d’antisémitisme et la criminalisation croissante des défenseurs du droit international.
Réaction et analyse de Dr.Ayssar Midani, analyste politique, spécialiste du Moyen-Orient.