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Deux poids, deux mesures : le paradoxe français face à la guerre à Gaza

Le président Emmanuel Macron a insisté sur le fait que les citoyens français qui combattent pour Israël ne peuvent être qualifiés de « génocidaires », alors que des juges français ont lancé des poursuites judiciaires contre des ressortissants également détenteurs de passeports israéliens, accusés d’aider Israël dans son agression contre Gaza.

S’exprimant sur les ondes de Radio J, Emmanuel Macron a déclaré que les Français qui possèdent également un passeport israélien sont des « enfants de la France » qui ne doivent jamais être accusés de génocide.

« Nous ne pouvons pas accepter, nous ne devons jamais accepter que l’un de nos enfants, qu’un Français, soit accusé de génocide », a-t-il souligné. « C’est impossible, et cela représente un renversement des valeurs auquel nous ne devons pas céder. »

Face à la pression juridique croissante, Macron a en outre affirmé que « certaines personnes qui ont parfois joué un rôle actif dans la lutte antiraciste, des personnes qui ont défendu des causes, ont utilisé, déformé ce qui se passe à l’échelle internationale pour tenter de déshumaniser, d’essentialiser » leurs concitoyens français qui possèdent également un passeport israélien.

Le 3 février, les autorités françaises ont émis des mandats d’arrêt exigeant que deux Françaises, également détentrices de passeports israéliens, comparaissent devant un juge d’instruction pour « complicité de génocide », elles auraient tenté d’empêcher l’acheminement de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza assiégée pendant l’agression génocidaire menée par Israël.

Les mandats, cependant, n’ordonnent pas leur arrestation.

Alexandre Rougé, journaliste, écrivain et conférencier et Bernard Cornut, écrivain, spécialiste du Moyen-Orient s’expriment sur le sujet.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV