« Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à naître, et dans cet entre-deux surgissent les monstres », Cette formule d’Antonio Gramsci semble prendre tout son sens lorsqu’on observe l’ingérence américaine au Venezuela. Sous couvert de promotion de la démocratie, les États-Unis ont multiplié sanctions économiques, pressions diplomatiques et tentatives de déstabilisation politique, contribuant à aggraver la crise sociale et économique du pays.
L’ordre mondial, longtemps présenté comme multilatéral et respectueux des règles, révèle aujourd’hui ses failles : les puissances hégémoniques n’hésitent plus à imposer leurs intérêts par la force ou la pression économique. Dans ce contexte, les principes du droit international et de la diplomatie sont souvent relégués au second plan, au profit d’une logique transactionnelle où la coercition devient la norme.
Réaction et l'analyse d'Imad-Eddine Hamrouni, expert en géopolitique et universitaire depuis Paris.