Le corps d'un scientifique et médecin syrien a été retrouvé dans la campagne de la capitale Damas, s'ajoutant au nombre de chercheurs qui ont été mortellement ciblés à la suite de la prise de contrôle du pays par des groupes armés, soutenus par l'étranger.
Le corps sans vie d'Hassan al-Ibrahim a été retrouvé dans le village de Ma'araba, dans le Rif Damas, a rapporté samedi la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen, citant des sources locales.
La victime enseignait à l'Institut supérieur de recherche scientifique du pays.
Les sources ont déclaré qu'Ibrahim avait été enlevé sur son lieu de travail cinq jours auparavant, précisant qu'il avait été assassiné sous la menace d'une arme à feu. D'autres sources ont affirmé qu'il avait été tué d'une balle dans la tête.
Le savant était né dans un village du district d'al-Shaykh Badr, dans la province de Tartous, à l'ouest de la Syrie, et faisait partie de la communauté alaouite du pays.
En décembre, des hommes armés ont assassiné le Dr. Hamdi Ismail Nadi, un éminent scientifique syrien à Damas.
Nadi, qui était spécialisé dans la chimie et les produits pharmaceutiques de pointe et qui était connu comme une figure de proue dans son domaine pour ses contributions remarquables à la recherche chimique locale et internationale, a été retrouvé mort à son domicile dans la ville.
La nouvelle a provoqué une onde de choc au sein de toute la communauté scientifique et universitaire locale et internationale.
Les incidents se sont produits après que les éléments armés de Hayat Tahrir al-Cham ont envahi la Syrie au début du mois de décembre, au milieu d’intenses frappes aériennes israéliennes dans tout le pays. Tel-Aviv avait intensifié son agression contre le pays sous prétexte d’empêcher la propagation de la violence dans les territoires palestiniens occupés.
Les observateurs ont comparé ces assassinats aux événements survenus au lendemain de l’invasion américaine de l’Irak voisin en 2003, qui a été le théâtre de violences meurtrières généralisées contre les élites irakiennes.