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Zoom Afrique du 11 février 2024

Zoom Afrique du 11 février 2024

Les titres de la rédaction :

  • La BEI soutient via un prêt de 124 millions $ le programme d’extension de technopoles piloté par le marocain MEDZ
  • Angola : le gouvernement envisage d’introduire en bourse l’opérateur télécom Unitel et une grande banque cette année
  • Société Générale Côte d’Ivoire propose de distribuer un dividende record de 88 millions $ à ses actionnaires
  • Gabon : Fitch Solutions prévoit une accélération de la croissance économique en 2024, à 4 %

Les analyses de la rédaction :

1. RDC : la Monusco dirigée vers la porte de sortie 

Des manifestations ont éclaté à Kinshasa, visant les représentations diplomatiques et certaines organisations internationales, le samedi 10 février. Des jeunes en colère ont brûlé des véhicules appartenant à certaines ambassades et à la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). L’ambassade de Côte d’Ivoire a exprimé sa consternation face au saccage d’un de ses véhicules lors de ces événements.

Les manifestants ont exprimé leur mécontentement contre ce qu’ils perçoivent comme une indifférence de la communauté internationale face au drame sécuritaire et humanitaire dans l’est de la RDC.

Certains étaient munis de banderoles sur lesquelles on pouvait lire « dégagez, bandes d’hypocrites », « agissez ou partez » ou encore, « l’Occident complice du génocide congolais ». Au-delà des communiqués, ces manifestants souhaitent que les chancelleries occidentales mènent des actions plus fortes contre le Rwanda. 

Les Congolais tout comme les autres Africains connaissent parfaitement le manège et savant comment Monusco, Minusma, Minusca… servent de machine de guerre déguisée à l’Occident et à quel point leur déploiement quelque part est synonyme de la consolidation des réseaux de trafic d’armes quelque part.

Face aux populations africaines et au soulèvement contre le néocolonialisme dont le monde est témoin, le bloc occidental panique et les Occidentaux se retrouveront à la porte. Ce n’est qu’une question de temps !

2. La Cédéao supplie l’AES

La Cédéao, cette instance qui ne cessait de menacer les trois pays sahéliens de sanctions et autres, est arrivée à un point dont elle se voit contrainte de supplier le Mali-Burkina-Niger de ne pas quitter l’instance.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) vient de tendre la main aux pays du Sahel en appelant à l’ouverture d’un couloir de dialogue en vue de faire front commun face à la crise sécuritaire dans leurs différentes régions. À travers un communiqué rendu public dans la soirée de ce vendredi 9 février 2024, l’organe régional a exhorté le Burkina Faso, le Mali et le Niger à donner la priorité au dialogue et à la réconciliation pour éviter les conséquences « néfastes » de leur retrait de ladite communauté. Face à l’énorme conséquence que leur retrait pourrait engendrer au sein de la communauté, le Conseil de Médiation et de Sécurité de la CEDEAO, a organisé une session extraordinaire à Abuja le 8 février 2024 et a souligné la nécessité critique de la diplomatie et de l’unité face aux défis régionaux. À la fin de la session, le président de la Médiation et de Sécurité de la CEDEAO, l’Ambassadeur Yusuf Tuggar, a déclaré que « la décision du Burkina Faso, du Niger et du Mali de se retirer de la communauté a posé un autre défi, mais les membres sont encouragés par l’esprit de coopération pour résoudre ce problème. Défi qui défie les valeurs de la communauté. Nous devons poursuivre l’élan suscité par la présente session et poursuivre nos efforts pour nous engager avec les États membres concernés dans un esprit de compréhension et de réconciliation » lit-on dans un communiqué rendu public ce vendredi soir. Yusuf Tuggar, a souligné l’impact néfaste que le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger pourrait avoir sur leurs citoyens. « Le choix de ces trois pays de quitter la CEDEAO non seulement causerait des difficultés à leur peuple, mais saperait également les efforts d’intégration régionale », a déclaré l’ambassadeur Tuggar. La CEDEAO fait des propositions aux trois pays du Sahel pour combattre le terrorisme dans leurs différentes régions. « Outre l’intégration régionale et la diplomatie, la session du Conseil s’est concentrée sur la question urgente du terrorisme. Une décision importante a été l’appel à l’activation de la Force en attente de la CEDEAO pour combattre la menace existentielle du terrorisme qui pèse sur la communauté, notamment le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Malgré l’imposition de sanctions, la CEDEAO a continué d’appuyer ces pays dans leurs efforts de lutte contre le terrorisme », a lancé le président de la Médiation et de Sécurité de la CEDEAO, l’Ambassadeur Yusuf Tuggar.

3. Cameroun : la Sonamines souhaite acheter 6 tonnes d’or auprès des producteurs locaux

L’attrait perpétuel des États et des banques centrales pour l’or s’explique notamment par la confiance en la stabilité de la valeur de ce métal précieux qu’ont les investisseurs de par le monde. Au Cameroun, la Société nationale des mines ambitionne d’acheter au cours de l’année 2024 au total 6 tonnes d’or chez les producteurs en activité dans les champs miniers du pays, a révélé Serge Hervé Boyogueno, le DG de cette société d’État. « À date, nous avons bouclé avec la stratégie de déploiement et d’achat d’or sur le terrain. Généralement, on parle de canalisation. Nous avons engagé des discussions avec tous les opérateurs du segment semi-mécanisé, qui nous ont déjà donné leur accord de principe pour vendre le reste de la production, lorsque la Sonamines a prélevé l’impôt synthétique minier libératoire et le droit de sortie. Actuellement, nous sommes en train de boucler les financements avec les équipes du ministère des Finances. Une fois que nous aurons bouclé avec le financement, les équipes, qui sont prêtes et n’attendent que le signal, vont se déployer sur le terrain ». À travers ces achats d’or, la Sonamines, bras séculier de l’État dans la mine solide, entend lancer une activité dont l’exclusivité lui est dévolue par la législation minière en vigueur au Cameroun. « L’exclusivité de l’achat et de la commercialisation de l’or et du diamant est une disposition qui figurait déjà dans le décret portant création de la Sonamines, et qui a été reprise dans la loi portant code minier qui renforce davantage les missions de la Sonamines, notamment l’approvisionnement du marché local pour ce qui concerne les substances précieuses et semi-précieuses, la collecte de l’impôt synthétique minier libératoire, surtout le contrôle et le suivi de la production, de la transformation et de la commercialisation, voire même de la valorisation des substances précieuses et semi-précieuses, ainsi que l’estampillage de l’or à la sortie du Cameroun. La Sonamines se positionne donc comme le comptoir unique, qui va gérer les comptoirs de commercialisation, lorsque l’État décidera de renoncer à son droit de préemption » relève Investir au Cameroun. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV