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Zoom Maghreb du 23 décembre 2023

Pier Antonio Panzeri lors d'une session plénière du Parlement européen à Strasbourg, le 26 mars 2019. ©AFP

Les titres de la rédaction :

1. Corruption présumée au Parlement européen : premières auditions au Maroc

Plusieurs responsables marocains ont été entendus au Maroc dans le cadre de l’enquête instruite en Belgique sur le scandale de corruption présumée au Parlement européen au profit du royaume chérifien et de l’émirat du Qatar, a indiqué samedi (16 décembre) le parquet fédéral.

Il s’agit des premières auditions menées au Maroc dans cette instruction ouverte à l’été 2022 à Bruxelles, sur la base de rapports des services de renseignements belges.

Dans ce scandale baptisé « Qatargate », tant Rabat que Doha ont toujours fermement nié toute corruption.

« Des enquêteurs belges se sont rendus cette semaine au Maroc, avec la juge d’instruction et un magistrat du parquet fédéral, pour des devoirs d’enquête et des auditions », a déclaré à l’AFP un porte-parole du parquet fédéral, refusant de divulguer toute précision sur les identités des personnes entendues.

Selon la chaîne RTBF et le journal Le Soir, l’une d’elles est l’ambassadeur marocain Abderrahim Atmoun.

Les policiers et magistrats belges étaient à Rabat – de mardi à jeudi, d’après Le Soir – en tant qu’observateurs pendant les auditions effectuées par des enquêteurs marocains, comme le veut la pratique dans le cadre d’une commission rogatoire internationale.

Le nom de M. Atmoun a été évoqué devant les enquêteurs par plusieurs autres suspects depuis un an.

Ce diplomate de 68 ans, actuel ambassadeur du Maroc en Pologne, est soupçonné d’avoir joué un rôle pivot dans la fraude orchestrée côté européen par Pier Antonio Panzeri.

Il aurait offert à cet ex-eurodéputé italien (2004-2019) et à son entourage argent et cadeaux pour qu’il use de son influence en faveur du Maroc dans la seule institution élue de l’UE.

L’affaire a éclaté au grand jour le 9 décembre 2022, quand des policiers belges ont saisi lors de perquisitions à Bruxelles un total de 1,5 million d’euros en espèces dans des valises ou des sacs. Une grosse partie de la somme a été retrouvée au domicile de M. Panzeri.

À ce jour, sept personnes ont été formellement inculpées, dont trois eurodéputés socialistes – la Grecque Eva Kaili, le Belge Marc Tarabella et l’Italien Andrea Cozzolino -, ainsi que M. Panzeri. Ce dernier a le statut de « repenti » après avoir accepté de collaborer à l’enquête en échange d’une peine de prison limitée.

Mais les enquêteurs s’intéressent aussi à plusieurs responsables du Maroc et du Qatar, parmi lesquels le ministre qatari du Travail Ali bin Samikh al-Marri.

Source : AFP

2. Algérie/Mali : le point sur une tension diplomatique

Les ambassadeurs des deux pays ont été convoqués par les ministres des Affaires étrangères de leurs pays d’accueil respectifs. 

Ce jeudi 21 décembre, le ministère algérien des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur du Mali en Algérie, Mahamane Amadou Maiga, ouvrant ainsi la voie aux commentaires sur ce qui semble être les signes d’une nouvelle crise entre les deux pays. Vingt-quatre heures plus tôt, le Mali avait convoqué l’ambassadeur d’Algérie à Bamako, El Haoues Riache.

Des convocations réciproques qui interviennent après que l’Algérie a reçu cette semaine des responsables de mouvements armés signataires de l’Accord et surtout l’Imam Mahmoud Dicko que les autorités qualifient d’ « hostile » à leur égard. Dans leur communiqué, les autorités maliennes ont indiqué que la convocation de l’Ambassadeur d’Algérie visait à « élever une vive protestation » par rapport à ce qu’elles considèrent comme des « actes inamicaux posés par les autorités algériennes, sous le couvert du processus de paix au Mali ». D’autant que selon Bamako, Alger tient ces rencontres « d’une part avec des personnes connues pour leur hostilité au Gouvernement malien, et d’autre part avec certains mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, ayant choisi le camp des terroristes ».

Le gouvernement de la transition a déploré le fait que ces rencontres se tiennent « sans la moindre information ou implication des autorités maliennes », considérant ces actes comme « une ingérence dans les affaires intérieures du Mali ».

L’Algérie n’a pas tardé à réagir en convoquant à son tour l’ambassadeur du Mali. Le chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf indique avoir rappelé à son interlocuteur « qu’historiquement toutes les contributions de l’Algérie à la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité au Mali ont toujours reposé sur trois principes cardinaux dont elle n’a jamais dévié et dont elle ne déviera pas ». Ces principes sont l’attachement intransgressible de l’Algérie à l’intégrité territoriale, à la souveraineté et à l’unité nationale du Mali » ; « la profonde conviction que la voie pacifique, à l’exclusion de toute autre, est la seule apte à garantir au Mali la paix, la sécurité et la stabilité de manière irréversible et durable » ; et le fait de privilégier la réconciliation nationale et non par des déchirements fratricides récurrents. Le ministre algérien a formulé le vœu que le Mali s’engage dans une œuvre commune portée par tous ses enfants sans discrimination et sans exclusion lui assurant ultimement sa souveraineté, son unité nationale et son intégrité territoriale.

Par ailleurs, l’Algérie a souligné que ces rencontrent s’inscrivent dans le cadre de l’appel qu’elle avait lancé, le 13 décembre dernier à toutes les parties maliennes en conflit « à renouveler leur engagement dans la mise en œuvre de l’Accord de Paix et de Réconciliation issu du processus d’Alger pour répondre aux aspirations légitimes de toutes les composantes du peuple malien frère à une paix et à une stabilité durables ».

Le chef de la diplomatie algérienne n’a pas manqué de rappeler au diplomate malien son souhait que « le gouvernement malien, en droite ligne de l’expression de son attachement à la mise œuvre de cet Accord, s’associe aux efforts actuellement entrepris par l’Algérie à l’effet de lui donner un nouvel élan ».

Le chef de la diplomatie algérienne a indiqué que « les relations multiformes et multiséculaires qui lient l’Algérie au Mali frère lui font obligation de tout entreprendre pour l’aider à emprunter la voie de la paix et de la réconciliation qui sont les garants véritables de sa sécurité, de son développement et de sa prospérité ». Avant d’ajouter que « c’est dans cet état d’esprit que l’Algérie conçoit et assume son rôle de Président du Comité de Suivi de l’Accord de Paix et de Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger ».

Même si la diplomatie des deux pays ne le précise pas, la convocation de l’ambassadeur de l’Algérie au Mali est intervenue vingt-quatre heures après la venue à Alger de l’Imam Mahmoud Dicko. Ce qui aurait été aux yeux des autorités maliennes la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. D’ailleurs, des sources font état de probables poursuites judiciaires contre l’Imam Dicko à son retour de l’Algérie.

Source : apanews

3. Air Algérie relance la ligne aérienne à destination du Liban et de la Syrie

La compagnie nationale « Air Algérie » a relancé ce jeudi 21 décembre sa ligne aérienne à destination de Beyrouth (Liban) et de la ville de Lattaquié en Syrie.

Une cérémonie de réouverture de cette ligne aérienne (Alger-Beyrouth-Lattaquié-Alger) s’est déroulée à l’aéroport international Houari Boumediene à Alger, en présence du directeur général d’Air Algérie, M. Yassine Benslimane, de l’ambassadeur du Liban à Alger, M. Mohamed Hassan, ainsi que des représentants du ministère des Transports et des cadres de la compagnie.

Après plusieurs années de suspension due à la crise sanitaire de la Covid-19, et de l’embargo imposé à la Syrie, cette reprise est opérée à travers un vol d’un avion « Boeing 737-800 », qui a décollé de l’aéroport Houari Boumediene d’Alger vers l’aéroport de Beyrouth, comme première escale, puis vers Lattaquié en Syrie, selon les détails fournis à l’APS par le porte-parole de la société, Amine Andaloussi.

« Cette ligne aérienne, à deux escales, est relancée à partir d’aujourd’hui à raison d’un vol par semaine vers le Liban en passant par la Syrie », a expliqué le même responsable, qui a fait savoir en outre qu’il s’agit d’une relance qui s’inscrit dans le cadre du renforcement du programme des vols d’Air Algérie visant à renforcer les liens de coopération entre l’Algérie, la Syrie et le Liban.

« La réouverture de ces lignes vers la Syrie et le Liban permettra notamment aux membres de la communauté résidant dans ces deux pays de voyager de et vers l’Algérie », a-t-il expliqué.

« Dans le cadre du raffermissement des relations de coopération avec ces deux pays, un vol commercial est aussi programmé au début du mois de janvier prochain », a-t-il fait savoir.

Source : al24news

4. Le ministre russe des Affaires étrangères en visite de travail de deux jours en Tunisie

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, effectue les 20 et 21 décembre 2023, une visite de travail en Tunisie, à l’invitation de son homologue, Nabil Ammar, ont rapporté des médias locaux.

Citant un communiqué du département des Affaires étrangères, le site "webmanagercenter" précise que cette visite vise à renforcer les concertations politiques et la coopération économique entre les deux pays.

Les relations diplomatiques entre les deux pays remontent au 11 août 1956, après la reconnaissance par l’Union soviétique de l’indépendance de la Tunisie.

Dans le cadre des efforts entrepris par les deux pays pour consolider les relations de coopération, une commission mixte a été créée. Cette dernière avait tenu sa 7ème session, du 24 au 26 avril 2019, à Tunis, rappelle le même média.

Le volume des importations tunisiennes en provenance de Russie durant les dix premiers mois de l’année 2023 a augmenté de 67,3% en comparaison avec l’année 2022.

Les principaux produits importés de Russie sont le pétrole brut, le gaz naturel liquéfié, les céréales et les engrais, tandis que les principaux produits exportés vers la Russie sont les fruits et légumes, les produits manufacturés et les produits agricoles.

Par ailleurs, la Tunisie a accueilli, jusqu’à la fin du mois d’octobre 2023, quelque 21506 touristes russes, selon les chiffres de l’Office national du tourisme, note encore le média tunisien.

La situation à Gaza sera également abordée par les deux responsables lors de cette visite, selon le même communiqué.

Source AA

5. Les Émirats arabe unis et l’Égypte signent un accord pour soutenir la croissance de l'économie numérique

L’Égypte mise sur la coopération internationale pour accélérer sa stratégie de transformation numérique dénommée « Digital Egypt 2030 ». Le pays a récemment signé des accords portant sur les TIC et télécoms avec plusieurs pays afin de faire du numérique le moteur du développement socioéconomique.

Les Émirats arabes unis et l’Égypte collaborent désormais dans le domaine de l’économie numérique. Les deux pays ont annoncé, dans un communiqué, la signature d’un accord visant à établir un cadre global de coopération en matière d'investissement dans le domaine des infrastructures numériques, en particulier dans les projets de centres de données en République arabe d'Égypte.

L’accord prévoit également l'amélioration des relations entre les institutions gouvernementales et privées des Émirats arabes unis et de l’Égypte, le développement des certifications, la recherche et le développement, et l'innovation dans le cadre de projets de centres de données. Un plan d'action conjoint et des mécanismes de suivi de la mise en œuvre du mémorandum seront également développés grâce à la coopération entre les deux parties.

« La signature de cet accord représente une étape importante dans la promotion de l’innovation et de la croissance, nous permettant de contribuer à la numérisation de l’Égypte ainsi qu’à la préparation de la nation pour l’avenir », a déclaré Mohamed Hassan Alsuwaidi (photo, à gauche), ministre de l’investissement des Émirats arabes unis.

La signature de ce protocole d’accord s’inscrit dans le cadre des actions engagées par le gouvernement égyptien pour réaliser sa stratégie de transformation numérique dénommée « Digital Egypt 2030 ». Le Caire veut développer son secteur des TIC et moderniser l’infrastructure télécoms nationale et construire une multitude de centres de données dans plusieurs villes du pays.

À terme, l’accord permettra de développer des centres de données pouvant atteindre une capacité totale de 1 000 mégawatts répondant ainsi au besoin croissant de centres de données en Égypte. Le pays exploite actuellement 15 centres de données. Selon les données de la plateforme Statista, le marché des centres de données en Égypte devrait croître de 7,23 % (2023-2028) pour atteindre un volume de marché de 369,90 millions de dollars en 2028.

Source : wearetech.africa

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SOURCE: FRENCH PRESS TV