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E-Press du 11 juillet 2021

Voici le nouveau missile AGM-183 ARRW des plus meurtriers au monde en ce moment.Le missile améliorera les capacités de frappe hypersonique de l'USAF. ©US Air Force

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Au sommaire :                                                                             

1-Marine : le divorce franco-allemand

La France menace de quitter le programme de patrouilleurs maritime MAWS suite à l’achat par l’Allemagne de son concurrent américain. Une transaction fortement pressentie depuis plus d’un an. Au-delà de la sincérité de la menace française, Paris ne paierait-elle pas à nouveau sa volonté de collaborer avec l’Allemagne? Éléments de réponse.

Passe d’armes politico-industrielle sur le SCAF, Eurodrone à nouveau à la traîne, char du futur qui s’enlise ou encore hélicoptère Tigre en perdition…, n’en déplaise aux plus européistes, la collaboration franco-allemande en matière de Défense n’est pas un long fleuve tranquille.

Et maintenant, selon une information de La Tribune, la France, « excédée », s’apprêterait à claquer la porte du programme MAWS (pour Maritime Airborne Warfare System, Système aéroporté de guerre maritime). Objet de discussions dès 2017 entre Emmanuel Macron et Angela Merkel, ce programme d’avion-patrouilleur maritime fut entériné à la fin avril 2018 par la cosignature d’une lettre d’intention par Florence Parly et son homologue allemande, Ursula Von der Leyen. Il s’agissait pour les deux pays de développer à l’horizon 2030 un successeur commun aux Atlantique 2 (ATL-2) de la Marine nationale et aux P-3C Orion de la Marineflieger. Ces derniers, des quadrimoteurs de Lockheed-Martin, avaient été eux-mêmes achetés d’occasion aux Pays-Bas par Berlin afin de remplacer ses ATL-2.

La probabilité d’un faux bond de Berlin aurait dès lors dû être dans toutes les têtes à Paris, malgré le « un dialogue extrêmement direct, franc, amical et permanent » qu’Emmanuel Macron se vantait d’entretenir avec Angela Merkel.

Source : Sputnik

2-Un grave conflit armé se prépare près des frontières de la Russie

Dans le cadre de l’opération à grande échelle des talibans en Afghanistan, aujourd’hui les militants du mouvement taliban (interdit sur le territoire de la Russie - NDLR) ont pris le contrôle de la majeure partie du pays, et l’apparition de ce groupe djihadiste près des frontières du Turkménistan a nécessité un transfert urgent de matériel et de plusieurs milliers de soldats turkmènes dans cette région.

Il est rapporté qu’aujourd’hui, il existe un risque très sérieux que des militants talibans tentent de s’infiltrer sur le territoire du Turkménistan voisin, contre lequel le ministère de la Défense du Turkménistan a décidé de transférer d’urgence des équipements lourds et plusieurs milliers de soldats à la frontière.

 « Selon une autre source en provenance de l’un des détachements frontaliers sud, au cours des trois derniers jours, une alerte au combat a été déclenchée à plusieurs reprises dans les unités ».

Dans la nuit du 8 au 9 juillet, deux puissantes explosions ont été entendues depuis le pays voisin, d’où les secousses ont été ressenties par la source.

Tôt le matin du 9 juillet, un train transportant du matériel militaire lourd est arrivé à Serhetabad (l’ancienne ville de Kushka) : des chars, des canons et des véhicules blindés de transport de troupes se trouvaient dans ses wagons », rapporte l’édition « Turkmen News », notant que l’éditorial dispose des photographies correspondantes du transfert de troupes qu’il ne peut pas publier par souci de protéger le pays du danger qui court. Les experts n’excluent pas que le Turkménistan puisse demander l’aide de la Russie en cas de besoin.

Source : Avia.pro

3-Les États-Unis disent avoir testé avec succès un missile hypersonique capable de frapper Moscou en seulement 20 minutes

L’armée américaine annonce avoir testé avec succès son dernier missile hypersonique appelé AGM-183A; il s’agirait d’une arme de réaction rapide aéroportée qui, selon l’armée américaine, serait capable de frapper Moscou depuis les pays de l’OTAN en seulement 20 minutes.

Le développement de la fusée a duré assez longtemps, cependant, à ce jour, c’est le seul test réussi que le prototype ait vu.

Cela signifie que l’armement américain ne pourra réellement utiliser de tels missiles que dans les 3-4 prochaines années, selon le site d’information qui a généré la nouvelle, Avia.pro.

Quant à la fusée elle-même, on ne sait pas grand-chose, sauf que le missile lancé transportait une ogive à fragmentation hautement explosive et que sa portée de vol déclarée était d’environ 1 à 1,5 mille kilomètres.

La fusée aurait suivi une trajectoire balistique aérienne. Il est à noter qu’un missile balistique aérien (ou ALBM pour air-launched balistic missile) est un missile balistique lancé depuis un aéronef.

Sa vitesse de vol dépassant à peine la barre des 5 MAX, la rend théoriquement vulnérable à l’interception même par les systèmes de défense air/missile existants, puisque l’accélération à la vitesse hypersonique de la fusée n’est réalisée qu’au stade final de son vol.

Malgré les déclarations de l’armée américaine, les experts attirent l’attention sur le fait que les systèmes de défense aérienne/missile russes modernes peuvent détecter des cibles volant à des vitesses allant jusqu’à 12 000 km/h.

À cet égard, le missile hypersonique rapide AGM-183A The Response Weapon sera probablement détruit dès qu’il franchira la frontière de l’espace aérien russe.

4-Qui a tué le président haïtien ?

N’est-ce pas clair ? Pour le compte de qui agissent souvent les mercenaires colombiens ? Souvenons-nous du cas vénézuélien et on retrouver la réponse... Voici ce qu’en dit l’épouse du président assassiné. La veuve du Président haïtien fait sa première déclaration après l’assassinat de son mari.

Annoncée dans un premier temps, à tort, comme décédée, la Première dame d’Haïti, Martine Moïse, a affirmé que son mari avait été assassiné pour avoir tenté de mettre en œuvre une série de projets.

La veuve du Président haïtien Jovenel Moïse, Martine, a fait sa première déclaration publique après l’assassinat de son époux, confirmant que celui-ci avait été tué par des mercenaires.

« Des mercenaires ont assassiné le Président, d’autres mercenaires veulent tuer son rêve et sa vision du pays », a-t-elle indiqué dans un message audio en créole posté sur Twitter.

Selon la veuve, le Président a été assassiné pour avoir tenté de mettre en œuvre une série de projets, et notamment d’organiser dans le pays un référendum et des élections.

L’AFP affirme que l’enregistrement a été authentifié pour elle par le ministre haïtien de la Culture et de la Communication, Pradel Henriquez.

Craignant l’éclatement d’une guerre civile, Haïti a exhorté les États-Unis et les Nations unies à déployer une force militaire dans le pays. Washington a d’ores et déjà refusé, indiquant qu’il « n’était pas prévu à ce stade que les États-Unis fournissent une assistance militaire ».

Un porte-parole du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix des Nations unies a souligné pour sa part que la demande était en cours d’examen.

C’est le Premier ministre par intérim, Claude Joseph, qui a assumé la fonction de chef de l’État avant que le Sénat ne nomme Joseph Lambert au poste de Président provisoire.

Le Président haïtien Jovenel Moïse a été mortellement blessé par balle lors d’une attaque lancée contre sa résidence dans la nuit du 6 au 7 juillet. Sa femme, annoncée à tort comme décédée dans un premier temps, n’a été que blessée et hospitalisée avec des blessures graves à l’abdomen et aux bras. Elle a été transférée dans un hôpital de Miami après avoir reçu les premiers soins dans son pays.

Les autorités haïtiennes ont annoncé avoir arrêté des personnes soupçonnées de complicité de meurtre. Le ministre haïtien du Vote et des Relations partisanes a indiqué que le détachement de mercenaires ayant assassiné le Président comptait 26 membres.

Le Miami Herald, dont les informations ont été confirmées par l’ambassadeur haïtien aux États-Unis, a indiqué que les assassins étaient des « professionnels » qui s’étaient fait passer pour des agents de la Drug Enforcement Administration (DEA) des États-Unis, chargée de la lutte antidrogue. La police a abattu quatre des assaillants présumés et en a arrêté deux autres. L’administration Biden a nié toute implication de la DEA.

Source : Sputnik

5-Retrait US d’Afghanistan : une ruse de guerre

Le retrait militaire US d’Afghanistan est une autre opération de manipulation

En se basant d’éléments d’informations et de données recueillies sur le terrain, il s’avère que le pseudo-retrait des forces US d’Afghanistan est une ruse de guerre visant à transformer le dispositif et à débusquer les talibans dans une confrontation plus symétrique afin de les repousser et les anéantir.

Cette nouvelle stratégie n’est pas vraiment nouvelle puisqu’elle a été utilisée en Syrie, mais fera tache d’huile. Officiellement, c’est l’armée afghane qui se bat, mais en réalité ce sont les groupes spéciaux de l’aviation et les forces spéciales US qui dirigent les opérations.

Le perfectionnement de la guerre par proxy permettra de repousser les talibans des capitales provinciales assiégées. Cependant c’est l’adhésion des chefs tribaux et des seigneurs de la guerre (en échange de millions de dollars US) qui déterminera la réussite d’une nouvelle opération « Siège » ou « Sahwat » telle qu’elle a été mise en œuvre en Irak en 2007 par le général Petraeus.

L’armement de populations suivant les ethnies et les confessions est un des procédés favorisant le plus la poursuite d’un conflit, civil ou non, sur une longue période. C’est également une arme à double tranchant : l’armement et l’argent fournis aux populations se montrant hostiles aux talibans pourraient leur être destinés in fine.

Les officiels afghans multiplient les déclarations mettant en avant la résistance acharnée des militaires afghans, notamment à Bagdis et à Kandahar. Dans cette ville du sud du pays, réputée pour avoir été le lieu de naissance du mouvement des talibans, l’aviation US a bombardé les talibans qui tentaient de pénétrer dans la ville.

L’annonce du retrait militaire est donc un leurre et une opération de manipulation à échelle intermédiaire, un continuum de la stratégie US. Cela veut dire que Washington continuera à intervenir en Afghanistan, mais dans l’ombre cette fois.

Source : Strategika 51

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SOURCE: FRENCH PRESS TV