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Zoom Afrique du 23 juin 2021

Les 10 touristes russes arrêtés dans le nord du Tchad.

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Des russes et un Lituanien ont été arrêtés par les autorités tchadiennes dans le nord du pays. Les médias mainstream veulent mettre de l’huile sur le feu.

Actualité en Afrique :

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Analyses de la rédaction :

1. Mali/Burkina : les deux pays à faire tomber ! 

Le Mali paye ses accords intercommunautaires et le Burkina Faso paye pour ses avancées sécuritaires, mais également son refus de livrer le pays aux Occidentaux.

Au Mali, les médias mainstream relancent le processus de division entre les Maliens.

Selon RFI, cinq blessés ont été évacués dimanche 20 juin par la Minusma dans le cercle de Koro, région de Mopti, dans le centre du pays. Des civils, qui venaient de subir une attaque terroriste, plusieurs sources locales parlent également de six morts. Un bilan non confirmé par l’armée malienne à ce stade. Les victimes sont des habitants du village de Dinangourou, qui serait, selon RFI, sous blocus terroriste depuis le 2 mai.

Un accord intercommunautaire avait été conclu dans le cercle de Koro en février dernier. Mais selon plusieurs sources locales, certaines personnes avaient la volonté de saper ces accords et de relancer le conflit, et il est fort possible que ces personnes fassent partie des mêmes qui ont enfilé des vêtements de Dogon et attaqué des Peuls afin de lancer un grand conflit armé dans le pays.

Le lancement de conflit intercommunautaire se fait dans un but précis, à savoir le démembrement du pays. Le fait que Paris cherche à séparer le Nord du pays du Sud, il cherche également à diviser la partie sud afin de séparer les Maliens pour qu’ils ne s’unissent pas pour mettre dehors Barkhane et Cie. D’ailleurs, le projet d’installer les groupes terroristes de Daech et d’Al-Qaïda dans la fameuse zone des dites des trois frontières est certes toujours d’actualité et le Burkina Faso en fait également les frais.

Une dizaine de policiers ont été tués lundi soir dans une embuscade de terroristes présumés dans le nord du Burkina Faso, et plusieurs sont portés disparus.

« Dans la soirée de lundi, une équipe du détachement de la police a été visée par une embuscade d'individus armés dans les environs de Barsalogho », commune de la région du Centre-Nord, a déclaré une source de sécurité. « Le bilan provisoire est d'une dizaine de policiers tués, et des éléments portés disparus », selon une source sécuritaire.

L’axe occidental accélère le mouvement. Les attaques continuent, les terroristes veulent s’installer afin d’affecter également les pays de la côte.

Les pays qui prennent des initiatives allant à l’encontre de la ligne occidentale sont les premiers concernés.

Le Burkina Faso qui a décidé d’assurer la sécurité de son territoire avec l’aide de son peuple, et le Mali qui pousse à faire intervenir la Russie, sont actuellement les premières cibles, mais ils tiennent bon et ils arriveront à repousser les plans.

 

2. Sénégal : la souveraineté prime !

Les pays africains se détachent du joug des Occidentaux au niveau politique et militaire, mais également au niveau numérique.

Le Sénégal a ouvert mardi près de Dakar un centre de données national visant à assurer sa « souveraineté numérique » et à ne plus dépendre de l'étranger pour le stockage de ses données.

Le président sénégalais Macky Sall a donné pour instruction au gouvernement de « faire héberger l'ensemble des données et plates-formes de l'État » dans ce nouveau centre, a-t-il dit lors de l'inauguration dans la ville nouvelle de Diamniadio, à une trentaine de kilomètres de la capitale. « Il faudra procéder à la migration rapide des données hébergées à l'étranger », a-t-il dit dans une allocution retransmise par la télévision publique.

L'infrastructure, conçue par des ingénieurs sénégalais et construite avec le concours financier de la Chine, a coûté 10 milliards de FCFA (plus de 15 millions d'euros), a déclaré Cheikh Bakhoum, directeur de l'Agence de l'informatique de l'État.

Avec ce data center, l'État sénégalais sera souverain en matière de stockage de données. C'est un outil qui va préserver notre patrimoine informationnel et profiter à l'administration publique et aux entreprises privées nationales et internationales. Jusqu'ici, la majorité de nos données étaient stockées à l'extérieur, comme aux États-Unis, a-t-il dit.

Le nouveau centre permettra de délivrer plus vite des documents administratifs comme les pièces d'état-civil, selon le gouvernement. Il aidera à atteindre l'objectif du numérique pour tous et à généraliser le haut débit, dit-il. Il doit conduire à la création de 15.000 emplois directs et indirects, ajoute-t-il.

Il vise aussi une meilleure connexion entre des structures de l'administration, les collectivités locales, les universités. Le centre fait partie d'un plan de développement du président Sall visant à faire du Sénégal un pays émergent à l'horizon 2035.

Ce sont des initiatives qui visent à récupérer la souveraineté du pays. Concernant le Sénégal, les initiatives se multiplient.

C’était en octobre 2020, le président sénégalais Macky Sall, chef Suprême des armées, a signé le décret portant création de cette grande école militaire ayant pour vocation de préparer les officiers supérieurs à assumer des responsabilités d'état-major et de commandement en temps de guerre comme en temps de paix.

L’Ecole militaire d’administration et des métiers techniques de l’Intendance (Emamti) avait été inaugurée par Sidiki Kaba, ministre des Forces armées. Une école supérieure qui porte l’emblème et la signature indélébile du président de la République Macky Sall dans sa volonté de moderniser l’Armée nationale pour la doter d’instituts de défense de référence ainsi que de grandes écoles de formation.

Cette initiative militaro-numérique est très importante non seulement pour marquer au fer que le Sénégal est un pays souverain, mais également dans le contexte sécuritaire et politique actuel de l’Afrique de l’Ouest. La politique de recolonisation de l’Afrique de l’Ouest par l'axe occidental, mais surtout, les attaques contre les pays qui veulent préserver leur souveraineté et leur indépendance, sont multiples, comme par les réseaux sociaux, les guerres médiatiques, les offensives terroristes à la solde occidentale, les guerres économiques, les conflits interethniques et interreligieux, l’émergence des séparatistes,... Bref, tous les moyens sont bons pour déstabiliser et installer le chaos dans ces pays d’Afrique. Les offensives sont nombreuses, certes, et c’est pourquoi, les initiatives nationales sont très importantes. Mais les alliances entre les populations, les gouvernements, mais également les alliances régionales et même continentales, le sont encore plus car elles sont des remparts de taille face à ces offensives.

 

3. Tchad : des touristes russes assimilés à des barbouzes français

Des Russes et un Lituanien ont été arrêtés par les autorités tchadiennes dans le nord du pays.

Les médias mainstream se sont emparés de l’information pour mettre de l’huile sur le feu.

Une dizaine de touristes, des Russes et un Lituanien, ont été interpellés il y a un peu plus d'une semaine dans le Sahara tchadien, du côté de Faya-Largeau, dans le nord du pays.

Ils ont été transférés par avion militaire à N'Djamena et ont été placés à l'hôtel Résidence. Une partie de leurs bagages, du matériel et leurs passeports ont été confisqués, tandis que leurs trois véhicules sont immobilisés près de la résidence du gouverneur à Faya Largeau.

Maintenant, le médias mensonge RFI, relaye l’information, mais avec quelques rajouts. Tout d’abord, le fait de semer le doute quant à la véracité de la version des faits des touristes.

Cela a donné l’impression que les médias français avaient trouvé un excellent moyen pour se venger du fameux barbouze français arrêté en Centrafrique avec un arsenal de guerre.

De plus, le médias RFI rappelle bien que les services de renseignement tchadiens sont sous le contrôle du régime israélien et que le contenu des passeports, téléphones, ordinateurs, sont scrutés par les services de renseignement tchadien. Donc RFI annonce la couleur, le Tchad est français et israélien et ne se tournera pas vers un pays du bloc de l’Est. De plus, le média à l’air de s’amuser en provoquant le Tchad, comme s’il voulait que N’Djamena se frotte à la Russie. 

"Est-ce une volonté de ne pas froisser la puissante Russie ?" que pose RFI.

Car, une rectification a été donnée par N'Djamena. Le ministère des Affaires étrangères tchadien a assuré, dans une note verbale à l'ambassade russe de Ndjamena, qu'ils « n'ont jamais été arrêtés », mais plutôt mise à l'abri pour leur éviter d'être kidnappés ou tués.

Bref, rien d’alarmant pour les autorités tchadiennes, mais une grosse affaire pour les médias mainstream. Tant que ce groupe de touristes russes n’a pas été épinglé avec un arsenal militaire capable de déstabiliser un pays tout entier comme les mercenaires français, le Tchad ne perd pas son temps. De plus, la Russie ne compte pas sur la déstabilisation des pays d’Afrique, mais bien au contraire, la stabilité apporte plus de résultats. L’affaire reste à suivre.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV