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Avigdor Lieberman "balance" les régimes arabes et avoue en même temps l'échec du "Deal du siècle"

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Marche du Grand Retour à la frontière de Gaza, 31 août 2018. ©Reuters

Le ministre israélien des Affaires militaires, Avigdor Lieberman, dit n'avoir jamais entendu ses "pares arabes" évoquer la Palestine au cours de leurs rencontres. À le croire le monde arabe est désormais indifférent envers les Palestiniens. Evidemment, le monde arabe dans le jargon de Lieberman se réduit aux régimes inféodés du golfe Persique, ceux-là mêmes qui ne jurent que par la normalisation avec Israël et qui se disent alliés des Etats-Unis contre la Résistance.

Lieberman qui évoquait il n'y a pas si longtemps sa crainte de voir les combattants palestiniens s'emparer d'Israël et qui a déjà reconnu l'incapacité de "Tsahal" à lancer une action armée contre Gaza, dit ne pas avoir entendu un mot sur le sort des Palestiniens de la bouche de ceux des responsables arabes qu'il rencontre. Evidemment, la remarque ne concerne que le cercle d'amis arabes d'Israël dirigé par le régime de Riyad et son allié émirati. À preuve : plus de 4 mois après l'annonce du transfert de l'ambassade US à Qods, et des plans et des contre-plans anti-palestiniens, le fameux "Deal du siècle" US a du plomb dans l'aile et même la frange la plus portée par le compromis avec Israël au sein du monde arabe le rejette d'emblée. 

Lieberman qui se confiait au journal Yediot Aharonot a levé le voile sur ses récentes rencontres avec les dirigeants de "certains pays arabes" avec lesquels Tel-Aviv n’a pas de relations officielles mais avec qui il flirte sur le dos des Palestiniens.

A la question de savoir si la question palestinienne figurait oui ou non au menu de ses entretiens (avec les responsables arabes), il a rétorqué que depuis son entrée en 1996 dans le bureau du Premier ministre, il avait constaté un soi-disant "changement de cap" qui fait que les "dirigeants arabes n'accordent plus beaucoup d'importance à la cause palestinienne". 

Le ministre israélien a déclaré que lors des récentes rencontres, les parties arabes et israéliennes tendaient à évoquer des "sujets sensibles" y compris l’Iran et la Résistance islamique de la Palestine et que les Arabes savaient pouvoir compter toujours sur les renseignements et la coopération stratégique des services d'espionnage israéliens.

"Ces propos trahissent à vrai dire de réelles inquiétudes israéliennes concernant l'option de la "lutte armée" qui se pose aux Palestiniens en toute acuité. Ce qui inquiète Tel-Aviv, c'est la résistance dans le sens élargi du terme à l'occupation de la Palestine, résistance qui englobe outre les Palestiniens, les populations d'autres pays de la région, à savoir le Liban, l'Iran, l'Irak, le Yémen et autres, estime l'analyste des questions internationales, Hadi Mohammadi.  

Cette vérité, Lieberman n'a pas pu la nier. Plus loin dans ses propos, il a souligné qu'aucune initiative arabe n'a été proposée concernant la Palestine puisque toute initiative est décidément vouée à l'échec.

Interrogé sur la Résistance palestinienne, Lieberman a avoué qu’Israël visait à renverser le gouvernement du Hamas puisque celui-ci "est potentiellement dangereux". Depuis le mois de mai, la Résistance palestinienne a prouvé à plusieurs reprises à quel point Israël est vulnérable. Israël est impuissant à maîtriser les tirs de missiles et de roquettes palestiniens ou à contrer les manifestations d'envergure des Palestiniens de Gaza ou encore les opérations palestiniennes en Cisjordanie.  

Le ministre israélien a prétendu que Tel-Aviv n’autoriserait jamais les Palestiniens à former un gouvernement et une armée indépendante. Or cette armée existe déjà, malgré Israël, et comble de malheur pour les Israéliens, elle agit de concert avec les autres composantes de l'axe de la Résistance, fait remarquer Hadi Mohammadi.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV