A Bahreïn la répression du peuple est entrée dans sa trente-neuvième semaine et le régime en place a interdit aux chiites de faire la prière du vendredi dans la localité d’al-Diraz.
Pour la énième semaine consécutive, le régime des Al-e Khalifa a empêché l’organisation de la prière du vendredi dans la mosquée d’Imam Sadiq (béni soit-il) à al-Diraz où habite le cheikh Issa Qassem, leader du soulèvement de Bahreïn.

Selon des témoins oculaires, cette décision des éléments du régime de Manama a déferlé une vague de protestation. Des contestataires ont dénoncé les actes hostiles des forces du régime.
Les habitants d’al-Diraz n’ont pas manqué de condamner haut et fort la poursuite de la mise en détention des femmes. D'autres manifestations de ce genre se sont déroulées dans d’autres localités.
Les forces de sécurité bahreïnies se sont colletées avec les manifestants et ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc.
Cette petite monarchie du golfe Persique est secouée depuis février 2011, par un mouvement de contestation qui réclame la liberté, le rétablissement de la justice, la levée des discriminations et l’instauration d’un gouvernement élu au suffrage universel.