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Un militant saoudien des droits de l’homme est mort sous la torture

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le militant saoudien des droits de l’homme, Jaber Habib Hassan al-Aqili, a été tué dans la préfecture de police de Taroute dans l’est de l’Arabie saoudite. (Photo d'archives)

Les médias arabes ont fait part de la mort sous la torture d’un militant saoudien dans un centre de détention de l’Arabie saoudite. 

Selon le rapport de Human Rights Watch (HRW), un militant saoudien des droits de l’homme, Jaber Habib Hassan al-Aqili, a été tué dans la préfecture de police de Taroute, dans la région de Qatif, dans l’est de l’Arabie saoudite. 

Les autorités saoudiennes ont annoncé dans un rapport qu’al-Aqili s’était suicidé.

D’autre part, la famille de ce militant saoudien a rejeté les allégations des autorités du régime de Riyad. « Ce n’est pas la première fois que les Saoud commettent de tels crimes », a-t-elle ajouté.

Al-Aqili avait été arrêté la semaine dernière après s’être vu accusé d’avoir navigué en bateau dans une zone interdite.

Ces dernières années, la province saoudienne d’ach-Charqiya a été le théâtre de manifestations populaires pour réclamer la fin des politiques discriminatoires du régime saoudien. Ces manifestations ont été réprimées violemment par les forces de sécurité du régime des Al-e Saoud.

Jusqu’à présent, Riyad a arrêté dans cette région des dizaines de militants des droits de l’homme, dont plusieurs ont été exécutés. L’exécution de l’éminent dignitaire religieux chiite, le cheikh Nimr Baqer al-Nimr, a soulevé de vives réactions sur la scène internationale.

Ce rapport vient d’être diffusé alors qu’une organisation de défense des droits de l’homme a annoncé mardi 10 janvier que le régime saoudien avait arrêté dans le cadre de sa politique de répression de la liberté d’expression deux militants des droits de l’homme en raison des activités qu’ils menaient sur internet.

Le Centre des droits de l’homme du golfe Persique a fait part, dans un communiqué posté sur son site internet, de l’arrestation la semaine dernière d’Oussam Kouchk et d’Ahmed al-Machaykhis.

Le Centre des droits de l’homme du golfe Persique est d’avis que ces personnes ont été arrêtées pour le seul motif d’avoir usé pacifiquement de leur droit légitime à la liberté d’expression et d’avoir été actifs dans le domaine des droits de l’homme.

En raison de la dégradation de la situation des droits de l’homme en Arabie saoudite, ce pays est exposé à plusieurs critiques aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Alors que l’Arabie saoudite nie la présence de prisonniers politiques dans ce pays, la Commission islamique des droits de l’homme a fait état en 2015 de la présence d’au moins 30 000 prisonniers politiques dans les prisons des Al-e Saoud.

Par ailleurs, malgré de vives critiques, l’adhésion de l’Arabie saoudite au Conseil des droits de l'homme de l'ONU a été prolongée l’année dernière.

Le nombre élevé de cas d’exécution, les multiples arrestations et les lourdes peines prononcées à l’encontre des militants saoudiens ont entre autres soulevé les critiques de la communauté internationale.

Ce pays a aussi des antécédents décevants dans le non-respect des droits des femmes. L’Arabie saoudite est ainsi le seul pays au monde à interdire aux femmes de conduire.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV