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Nouvelles manifestations à Abidjan avant le référendum de demain

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des Ivoiriens lors d'une marche de protestation contre le projet de Constitution, le 28 octobre 2016 à Abidjan. ©AFP

De violentes manifestations se déroulent ces derniers jours à Abidjan ; l’opposition a appelé au boycott du référendum de demain.

Selon un rapport de l’AFP d’aujourd’hui, samedi 29 octobre, la police était présente en masse dans les rues d'Abidjan et a utilisé du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants.

Le porte-parole du ministère ivoirien de l’Intérieur, qui a confirmé que la police avait riposté aux opposants, a justifié cet acte en expliquant que c’était une mesure pour empêcher que des dérapages se produisent lors de la manifestation.

Hier, l'opposition ivoirienne a organisé une manifestation qui a rassemblé un millier de personnes. Les opposants appellent au boycott du référendum sur la Constitution prévu pour demain et dénoncent un projet de Constitution Ouattara « rétrograde, démagogique et monarchique ».

Le parti du Front populaire ivoirien, dirigé par l’ancien président Laurent Gbagbo, est vivement opposé à cette nouvelle Constitution et considère qu’elle est à l’origine de la dégradation de la situation sécuritaire du pays.

Le projet de Constitution ivoirienne, qui a été adopté par le Parlement ivoirien la semaine dernière, prévoit des réformes sur les critères requis pour se présenter comme candidat à l'élection présidentielle. C’est ainsi qu’il n’est plus exigé d’être né de père et de mère ivoiriens ; il suffit qu'un seul des parents du candidat soit ivoirien.

Il est utile de préciser que le père d’Alessane Ouattara est originaire du Burkina Faso.

Cette question de l’« ivoirité » avait été au cœur des débats et des conflits depuis les élections ivoiriennes de 2010. À l’époque, Gbagbo, qui venait d'être défait lors de l'élection présidentielle, avait refusé de remettre le pouvoir à Ouattara, car le père de celui-ci n'était pas ivoirien. Cet incident avait suscité de vives émeutes dans le pays qui ont abouti à la mort de 3000 personnes.

La Côte d’Ivoire est un pays d'Afrique de l'Ouest qui a pour voisins la Guinée et le Liberia à l’ouest, le Burkina Faso et le Mali au nord et le Ghana à l’est. Le golfe de la Guinée est situé au sud de la Côte d’Ivoire.

Dans ce pays, un quart de la population est étranger. Il s’agit d’immigrés venus des pays voisins.

Par ailleurs, il est prévu dans le projet constitutionnel Ouattara que le futur président aura le droit de désigner un tiers des membres du Sénat, ce qui n’est évidemment pas du goût de l’opposition qui refuse de reconnaître un tel droit au président.

Il est également utile de rappeler que Gbagbo est poursuivi devant la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre commis en 2010.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV