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Brésil: Dilma Rousseff, destituée par le Sénat, fait appel auprès de la Cour suprême

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Dilma Rousseff, destituée par le Sénat, fait appel auprès de la Cour suprême

L'ex-présidente brésilienne Dilma Rousseff, destituée par le Sénat, contre-attaque et fait appel auprès de la Cour suprême pour demander un nouveau procès et l'annulation de la sentence historique qui l'a écartée du pouvoir au terme d'une procédure hautement controversée.

Son avocat et ex-ministre de la Justice, José Eduardo Cardozo, qui l'a défendue fermement depuis le début de la procédure, a exigé auprès du Tribunal suprême fédéral (STF) "la suspension immédiate de la décision du Sénat qui a condamné pour crime de responsabilité la présidente de la République".

Il a également réclamé "un nouveau procès" et le retour à un poste de président par intérim de Michel Temer, 75 ans, l'ancien vice-président de Mme Rousseff devenu mercredi le nouveau dirigeant du Brésil.

Une large majorité des sénateurs avaient voté sans surprise mercredi en faveur de la destitution de la présidente de gauche, pour maquillage des comptes publics.

Mais ils ne lui ont pas retiré ses droits civiques, ce qui lui permet d'exercer une fonction publique et d'être candidate à des élections.

Ce que regrettent plusieurs partis favorables à la destitution, qui ont déposé un recours devant le STF.

Dilma Rousseff, 68 ans, clame son innocence et dénonce un "coup d'Etat" parlementaire orchestré par l'opposition de droite et Michel Temer.

Après avoir prêté serment comme nouveau président du Brésil, Michel Temer s'est immédiatement envolé pour la Chine, pour un sommet du G20.

Il a été salué par le secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui s'est déclaré confiant du maintien de "la forte relation bilatérale qui existe entre les deux plus grandes démocraties et économies de l'hémisphère", selon un communiqué de la présidence brésilienne jeudi.

Ce n'est pas toutefois la position du président socialiste vénézuélien Nicolas Maduro qui a annoncé le gel des relations diplomatiques et le rappel de son ambassadeur.

En Equateur, le président socialiste Rafael Correa a dénoncé une "trahison" et décidé de rappeler son chargé d'affaires au Brésil, tandis que le gouvernement cubain "rejetait énergiquement le coup d'Etat parlementaire", également critiqué par la Bolivie d'Evo Morales.

En réaction, Brasilia a rappelé pour consultations ses ambassadeurs au Venezuela, en Bolivie et en Equateur.

Avec AFP

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SOURCE: FRENCH PRESS TV