Les usines de Daech à Falloujah produisaient des roquettes et des munitions à un niveau quasi industriel, a rapporté Russia Today.
Daech a produit des milliers de roquettes et de bombes à Falloujah, en Irak, grâce à des usines d’armements très efficaces et bien organisées, selon l’enquête d’un centre de recherche britannique.
« L’enquête de Conflict Armament Research (CAR) bat en brèche les clichés habituels sur le groupe terroriste, qui est présenté comme une horde de fanatiques dépendant exclusivement de l’aide extérieure », note Russia Today.
« Une organisation efficace et une division des tâches stricte a permis à Daech de fabriquer des armes improvisées à un niveau quasi industriel », a déclaré CAR dans son rapport, d’après le résultat d’une enquête de terrain menée dans la ville de Falloujah, qui a été nettoyée de la présence des terroristes à la fin du mois de juin.
Le rapport affirme que Daech disposait de plusieurs fabriques dans la ville, dont certaines produisaient « plusieurs milliers d’armes en seulement quelques mois », dont « une gamme de roquettes de fortune et de bombes pour compléter son arsenal d’armes militaires ».
« Des machines récemment abandonnées, des pièces détachées et des précurseurs chimiques trouvés dans les fabriques de Falloujah indiquent que les forces daechistes s’étaient lancées dans une production à grande échelle d’armes improvisées », note le rapport.
La production journalière était rigoureusement contrôlée par le Comité pour le développement et la production militaires de Daech.
Selon des papiers retrouvés dans l’une des fabriques à Falloujah, les experts de Daech auraient testé divers types d’armements avant de se lancer dans une production à grande échelle.
Les documents suggèrent « une chaîne de production sophistiquée à laquelle prenaient part sept fabriques différentes, chargées des diverses étapes de la production des armes », indique le rapport de CAR.
Il convient de rappeler que des usines similaires de Daech avaient été découvertes précédemment dans les villes irakiennes de Kobani, Tikrit et Ramadi.
Des informations préalables indiquaient que Daech n’avait pas seulement produit des armes conventionnelles, mais aussi des armes de destruction massive, dont des armes chimiques.
Daech avait lui-même prétendu à plusieurs reprises avoir obtenu une « bombe sale », mais les experts internationaux avaient jugé cette éventualité peu probable.