Le parti national écossai est prêt à organiser d'ici deux ans un référendum sur l'indépendance de l'Écosse, a fait savoir ce jeudi un porte-parole de la Première ministre écossaise.
La Première ministre de l'Écosse a expliqué que sa nation était déterminée à rester dans l'UE, quitte à organiser un nouveau référendum sur l'indépendance.
Si dans les deux prochaines années, délai fixé pour le Brexit, l'Écosse ne parvient pas à un accord sur le maintien en UE, un référendum sur son indépendance aura lieu, a précisé Nicola Sturgeon.
Avec la prise de fonction du nouveau Premier ministre britannique en septembre prochain, on s'attend à ce que le fameux article 50 du Traité de Lisbonne soit activé.
L’article 50 du Traité sur l’Union européenne prévoit un mécanisme de retrait volontaire et unilatéral d’un pays de l’Union européenne (UE).
Un pays de l’UE qui souhaite se retirer doit informer le Conseil européen de son intention. Le Conseil doit ensuite proposer des orientations vers la conclusion d’un accord sur les modalités du retrait dudit pays.
Cet accord est conclu au nom de l’UE par le Conseil européen, votant à la majorité qualifiée, après avoir obtenu la validation du Parlement européen.
Les traités de l’UE cessent de s’appliquer au pays concerné dès la date d’entrée en vigueur de l’accord ou dans les deux ans à dater de la notification de retrait. Le Conseil peut décider de prolonger cette période.
Tout pays s’étant retiré de l’UE peut introduire une nouvelle demande d’adhésion. Il doit alors suivre la procédure d’adhésion.
Hier mercredi, Nicola Sturgeon, Première ministre écossaise, a entamé les négociations entre l'Écosse avec l'UE, mais Donald Tusk, le président du Conseil européen, et certains pays membres se sont abstenus de la rencontrer.
De même, Mariano Rajoy, Premier ministre de l'Espagne, et François Hollande, président français, se sont opposés hier au maintien de l'Écosse dans l'Union européenne après le Brexit.