Des documents de Panama Papers ont levé un coin du voile sur le soutien financier du roi saoudien à la campagne électorale de Benjamin Netanyahu, actuel Premier ministre israélien.
Isaac Herzog, chef du Parti travailliste d’Israël et membre de la Knesset, a affirmé que le roi saoudien, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud avait soutenu financièrement en mars 2015 la campagne électorale de Banjamin Netanyahu.
Benjamin Netanyahu a ainsi reçu 80 millions de dollars du roi saoudien lors de sa campagne électorale en 2015.
Cette somme colossale a été versée via un consultant syro-espagnol, un dénommé Mohamed Eyad Kayali, aux comptes d’une entreprise basée en Grande-Bretagne et appartenant à Teddy Sagi, un israélien richissime.
Le Monde et 108 autres rédactions dans 76 pays, coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont eu accès à une masse d’informations inédites qui jettent une lumière crue sur le monde opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux.
Les 11,5 millions de fichiers proviennent des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015. Il s’agit de la plus grosse fuite d’informations jamais exploitée par des médias.
Selon Le Monde, en pleine campagne électorale, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, voit rebondir sur lui une extravagante affaire de détournement de fonds présumé de la part de sa femme.
Sara Nétanyahu est, selon les médias israéliens, soupçonnée d'avoir empoché pendant plusieurs années de l'argent versé pour le retour en magasin de bouteilles consignées. Le problème, c'est que celles-ci avaient été achetées pour le compte du bureau du premier ministre, et que l'argent des bouteilles aurait dû revenir dans les caisses du régime sioniste.
Selon le quotidien Haaretz, le couple avait remboursé l'équivalent de 1 000 dollars de consigne il y a deux ans, mais un de leurs anciens employés affirme que les sommes empochées par Sara Nétanyahu ont été bien supérieures, et que son époux en était au courant.
Courroucé, Benyamin Nétanyahu s'en est pris aux médias qu'il a accusé dans un long message sur Facebook de porter « des attaques calomnieuses contre [lui] et [son] épouse en vue de faire tomber le Likoud [son parti] et de favoriser l'arrivée au pouvoir de la gauche » aux législatives.
Avec Le Monde