Les conservateurs canadiens, qui font partie des principaux détracteurs du gouvernement en place, ont exigé que celui-ci revienne sur sa décision de renouer des rapports diplomatiques avec l'Iran.
Les conservateurs canadiens avaient clairement exprimé leur opposition à la décision du nouveau gouvernement canadien de renouer ses relations diplomatiques avec l'Iran, suite à la signature de l'accord levant les sanctions imposées contre ce pays. Le positionnement de Justin Trudeau, le Premier ministre du Canada, sur ce sujet a provoqué l'inquiétude de certains politiciens conservateurs pro-israéliens, lesquels n'ont épargné aucun effort pour faire pression sur le gouvernement, dans l'unique but de faire obstacle à cette amitié renouvelée avec l'Iran.
Les conservateurs canadiens ont donc demandé au gouvernement de Trudeau de revenir sur sa décision. Lors d'une réunion annuelle du Parlement canadien organisée par le camp conservateur, le porte-parole du Parti conservateur du Canada en matière d'affaires étrangères, Tony Clement, est intervenu sur le sujet en disant :
La décision de renouer les contacts diplomatiques avec l'Iran a été prise dans la hâte.
Tony Clement, qui avait été accusé il y a quelques années d'avoir détourné plus de 50 millions de dollars destinés à un fonds d'infrastructure frontalière, a fait valoir :
Le gouvernement a tout intérêt à stopper sans plus tarder tout ce qu'il a entrepris jusqu'à présent dans le but de rétablir ses relations avec l'Iran. Non seulement rien ne garantit la sécurité des bureaux diplomatiques canadiens implantés en Iran, mais l'Iran est toujours considéré comme une menace régionale.
Les conservateurs se disent préoccupés par le renouement des liens avec l'Iran, qu'ils accusent d'avoir violé les droits de l'Homme, mais ils ont été pendant des années des amis proches et des alliés d'Israël, qui est un régime expansionniste et infanticide. Le lobby sioniste jouit d'une forte influence dans la diplomatie canadienne et tente d'orienter la politique étrangère de ce pays dans le sens des intérêts du régime israélien.