En retraçant le parcours de Lachraoui de 2009 à 2014, les enquêteurs sont passé du Parlement européen à l’aéroport de Bruxelles pour parvenir finalement à une geôle d’otages en Syrie.
L'un des deux terroristes qui se sont fait exploser à l'aéroport de Bruxelles le 22 mars a été identifié par plusieurs ex-otages français retenus en Syrie en 2013 et 2014. Il s’agit de Najim Laachraoui, qui faisait office de geôlier d’otages parmi d’autres extrémistes, ont rapporté ce vendredi des sources proches de l'enquête.
Selon l’une ces sources, quatre journalistes français : Didier François, Pierre Torrès, Edouard Elias et Nicolas Hénin ont affirmé qu'un de leurs geôliers était nommé Abou Idriss.
Par ailleurs, l’avocat de Nicolas Hénin, Me Marie-Laure Ingouf a précisé également que ce dernier avait reconnu formellement cet Abou Idriss comme étant Najim Laachraoui.
Le journal du Dimanche et Le Parisien avaient aussi révélé un peu plus tôt des informations similaires.
Ce même Najim Laachraoui, qui a commis avec un autre kamikaze, Ibrahim el-Bakraoui, un attentat suicide dans le hall d'entrée de l'aéroport, avait travaillé aussi à l’aéroport de Bruxelles en tant qu’agent intérimaire jusqu'à la fin 2012, quelques mois avant son départ pour la Syrie, avait affirmé il y a quelques jours la télévision flamande VTM.
Ayant eu aussi deux jobs d'été au Parlement européen à Bruxelles, en 2009 et 2010, "pour une entreprise de nettoyage", Laachraoui, 24 ans, diplômé en électronique, est considéré comme l'artificier des attaques contre l'aéroport et le métro de Bruxelles (32 morts) et des attentats de Paris de novembre dernier (130 morts).
Sa trace était réapparue le 9 septembre 2015 : il avait été contrôlé dans une voiture à la frontière austro-hongroise sous la fausse identité de Soufiane Kayal, avec notamment Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats de Paris.
Avec AFP et DH.be