Le porte-avions Charles de Gaulle est rentré mercredi vers 15h00 à la base navale de Toulon, qu'il avait quittée le 18 novembre pour une mission qui l'a mené dans le golfe Persique et en Méditerranée.
Le Charles-de-Gaulle avait pris le 19 décembre, dans le Golfe Persique, le commandement de la composante maritime de la coalition internationale qui lutte contre les terroristes de Daech en Syrie et en Irak, ont constaté des journalistes de l'AFP. Dans ce cadre, ses avions ont effectué durant cette période de deux mois "370 sorties et 80 frappes" contre les positions des Takfiristes, selon le ministère de la Défense.
Il avait ensuite franchi le 22 février le détroit d'Ormuz avec ses six navires d'accompagnement (quatre frégates, un sous-marin et un navire de ravitaillement et de commandement) pour faire route vers la Méditerranée, après avoir laissé le commandement de la composante maritime de la coalition internationale qui lutte contre les terroristes au porte-avions américain Truman.
Début mars, le Charles de Gaulle et son groupe aéronaval ont participé à des exercices conjoints avec l'armée égyptienne, baptisées Ramsès 2016, au large des côtes d'Alexandrie (nord de l'Egypte) et dans l'espace aérien égyptien. Y a pris part également la frégate multimissions de type FREMM achetée par le Caire à la France en 2015 et baptisée Tahya Misr (Longue vie à l'Egypte).
Ces manœuvres franco-égyptiennes ont eu lieu alors que l'emprise de Daech en Libye, pays frontalier de l'Egypte, suscite l'inquiétude croissante des Occidentaux. Fin 2015, la France avait reconnu avoir mené des opérations de renseignement au-dessus de la Libye avec des avions du Charles de Gaulle.