Selon les résultats du second tour de la présidentielle publiés samedi par l'Autorité nationale électorale, l'ancien Premier ministre Faustin-Archange Touadéra a recueilli 62,71% des suffrages contre 37,29% pour son rival, Anicet-Georges Dologuélé.
Ces résultats doivent être validés par la Cour constitutionnelle de transition. Cette élection tourne la page de la transition et suscite beaucoup d'espoirs en Centrafrique.
Dernier Premier ministre de l'ex-président François Bozizé renversé en 2013 par la rébellion Séléka, M. Touadéra a obtenu 695.059 voix contre 413.352 à M. Dologuélé, selon l'ANE.

La participation au niveau national n'a pas été aussi forte qu'attendue par les responsables politiques centrafricains, malgré la volonté affichée des électeurs à Bangui lors du second tour dimanche dernier de voter en masse pour élire enfin un président après de nombreux reports, et tourner la page des violences.
A l'annonce des résultats du second tour, Anicet-Georges Dologuélé a dénoncé des fraudes et joué la carte de l'apaisement, en appellant ses militants au calme.

Centrafrique : Hollande "félicite chaleureusement" Touadéra
François Hollande a réagi à l'élection en Centrafrique de Faustin-Archange Touadéra qu'il "félicite chaleureusement". Le président français lui promet "tout le soutient nécessaire" de la France pour "rassembler le peuple centrafricain pour la réconciliation et le développement".
"Ce scrutin qui s'est déroulé dans le calme et la transparence, démontre l'ampleur du chemin parcouru depuis trois ans. Et la France a fait son devoir de solidarité en y contribuant", indique l'Elysée.
Le renversement en mars 2013 du président Bozizé par la rébellion de la Séléka avait précipité le pays dans un cycle de violences inter-communautaires, qui a culminé fin 2013 par des massacres à grande échelle et le déplacement forcé de centaines de milliers de personnes, sous prétexte de quoi la France a acheminé ses forces militaires dans ce pays africain.