Une centaine de personnes qui exploitaient et infligeaient des violences physiques à leurs employés, ont été arrêtées.
« Plus de cent personnes ont été arrêtées en Thaïlande pour avoir organisé le travail forcé dans le secteur de la pêche », a annoncé lundi la police. Les autorités se montrent plus fermes depuis que l'Union européenne a menacé de sanctionner son industrie de la pêche.
Les interpellations font suite à de multiples cas de violation du droit du travail et de trafic d'êtres humains. La police thaïlandaise a du reste précisé qu'elle avait ainsi pu venir en aide à environ 130 employés qui travaillaient dans des conditions indignes à bord de bateaux ou dans des usines.
Des milliers d'immigrés birmans et cambodgiens seraient réduits à l'esclavage, drogués, torturés, capturés puis vendus pour quelques centaines d'euros aux capitaines des bateaux qui fournissent du poissons aux éleveurs de crevettes.
Le silence des sous-traitants concernant les travailleurs illégaux, prisonniers, battus, témoins de meurtres, condamnés à des journées de travail sans fin, est acheté en échange de pots-de-vin.
Bruxelles avait décerné un carton jaune au troisième producteur mondial de produits de mer, procédure pouvant déboucher à la fermeture du marché européen sur l'exportation de ces produits, en particulier du thon et des crevettes, si le pays ne faisait pas le ménage dans sa filière.