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E-Press du 15 juin 2022

Dans ce dossier extrait d'une séquence vidéo diffusée par le ministère russe de la Défense le 20 avril 2022, on voit le lancement du missile balistique intercontinental Sarmat sur le champ de tir de Plesetsk, en Russie. ©AFP

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Au sommaire :

1- Iran: le corridor Nord-Sud s'ouvre !

L'Iran ouvre officiellement le corridor INSTC permettant le premier transit pilote entre la Russie et l'Inde : la compagnie maritime iranienne accueille le premier transit de fret entre la Russie et l'Inde via ce corridor nord-sud.

Le groupe des Voies maritimes de la République islamique d'Iran (IRISL) a accueilli ce lundi 13 juin un transit pilote de fret entre la Russie et l'Inde via le principal corridor international traversant l'Iran.

La cargaison contenant deux conteneurs de 40 pieds de produits en bois avait commencé son voyage depuis Saint-Pétersbourg en Russie et sera déchargée au port indien de Nhava Sheva dans moins de 25 jours, a déclaré lundi un responsable iranien basé à Astrakhan, en Russie.

c'était la première fois qu'une cargaison voyageait entre la Russie et l'Inde via l'Iran et l'INSTC avec un seul document de connaissement direct (TBL) qui permet le transport de marchandises à la fois à l'intérieur des frontières nationales et par expédition internationale.

Le bureau régional d'IRISL en Russie et ses filiales en Inde ont accueilli le transit pilote de fret. L'Iran espère bénéficier du commerce croissant entre la Russie et l'Inde favorisé par le conflit en Ukraine ainsi que les sanctions occidentales qui ont été imposées à Moscou.

Les responsables iraniens affirment que le transport intégré de marchandises de la Russie et de la Biélorussie vers l'Inde stimulera les expéditions via l'INSTC et augmentera les revenus de transit pour l'Iran.

Les experts affirment que l'achèvement de deux tronçons ferroviaires manquants le long de l'itinéraire INSTC sur le territoire iranien stimulera considérablement le transit à travers le corridor au cours des prochaines années.

2- L'Occident court au forum de Saint-Pétersbourg

Du 15 au 18 juin, Saint-Pétersbourg accueillera le Forum économique international SPIEF-2022. Une session plénière avec la participation du président de la Russie a été annoncée pour le 17 juin. La presse mondiale attend avec impatience le discours du dirigeant russe.

Malgré les sanctions sans précédent et le "duct tape", les demandes de participation au SPIEF sont venues de 60 pays, y compris les ennemis de la Russie, qui ont déclenché une guerre économique et par procuration contre notre pays.

Parmi les participants figurent des délégations officielles et des représentants des milieux scientifiques, culturels et commerciaux de divers pays : Chine, Inde, Cuba, Venezuela, Égypte, Émirats arabes unis, Turquie, Italie, Canada, France, États-Unis et Taïwan.

Selon les organisateurs du forum, plus de 500 conférenciers qui ont confirmé leur participation à l'avance interviendront dans le cadre du programme d'affaires. Beaucoup d'entre eux sont venus ouvrir de nouvelles voies d'interaction avec la Fédération de Russie. C'est-à-dire, malgré les prévisions négatives et le coassement des "tout-désherbants" - la Russie, malgré tout, intéresse la communauté mondiale en termes d'investissement et d'autres types de coopération.

Plus d'une centaine de journalistes ont été accrédités pour couvrir l'événement dans les médias. En plus des observateurs russes, 136 journalistes étrangers du Royaume-Uni, du Japon, d'Azerbaïdjan, ainsi que de : Biélorussie, Tadjikistan, Serbie, Syrie, Kazakhstan, Bosnie-Herzégovine, Vietnam, Ghana, Allemagne, Égypte, Inde, Irak, Iran, Jordanie travailleront au forum, Espagne, Irlande, Italie, Chine, Lettonie, Liban, Maroc, Pakistan, Singapour, USA, Taïwan, Turquie, Ouzbékistan, France, Suisse, Estonie.

Les observateurs notent la différence fondamentale entre le forum 2022 et le précédent SPIEF. La différence incontestable du SPIEF-2022 est la participation aux débats d'économistes et de personnalités publiques représentant un point de vue alternatif au courant dominant libéral.

Source : politnavigator.net

3- Un ouragan économique et financier arrive

Jean Luc Baslé, ancien directeur de City Group New York, commente une annonce de Jamie Dimon, président de JP Morgan sur l’ouragan économique qui s’annonce.

Ce genre d’annonce ou d’avertissement a tendance à se multiplier ces temps derniers, la guerre OTAN-Russie en Ukraine ne faisant qu’accélérer le processus. 

Jean-Luc Baslé : Voilà ce que vient d’annoncer Jamie Dimon – le très médiatique président de JPMorgan Chase, première banque américaine dont la réputation a été sévèrement écornée non seulement par la performance de son titre en bourse mais aussi par ses nombreuses condamnations en justice. Jamie fait cette révélation, plutôt inquiétante pour le bon peuple, de façon désinvolte, comme s’il s’agissait d’un événement ordinaire imprévu. C’est un événement ni ordinaire, ni imprévu. Il y a longtemps que lui et ses amis de Wall Street savent que la situation qu’ils ont créée avec la complicité de la Réserve fédérale et du Congrès qui rappelons-le supervise la banque centrale, savent qu’un tsunami économique et financier est en formation.

La politique économique américaine ne fait plus sens depuis la Révolution Reagan, c’est-à-dire depuis sa conversion au néolibéralisme dont le but non déclaré est la soumission de l’État aux diktats du marché.

La crise des subprimes fut l’occasion pour la Réserve fédérale d’adopter une politique résolument monétariste qui sauva les grandes banques de la faillite, mais laissa dans le dénuement les braves gens qui s’étaient laissés convaincre par leurs boniments pour acheter un bien immobilier dont ils n’avaient pas les moyens. Le gouvernement Obama ne fit rien ou presque pour les sauver de la misère !

L’irresponsabilité des autorités américaines et de leurs complices de Wall Street apparaît clairement à la lumière de graphiques qui illustrent trois données économiques fondamentales depuis 1940 : un budget fédéral hors contrôle dont le déficit en 2021 s’élève à 3.132 milliards de dollars, soit 15% du produit intérieur brut, un endettement public supérieur à celui de 1945 (en pourcentage du produit intérieur brut), et une politique de la Réserve fédérale tout à la fois incompréhensible et répréhensible comme le montre l’évolution de son bilan dont le total a été multiplié par 9 depuis la crise des subprimes (2008).

Plus étonnant encore, 62% de cette augmentation s’est produite au cours des deux dernières années. Il s’agit d’une injection de liquidité hors norme, sans raison apparente, porteuse d’inflation. Jamie Dimon le sait. Il le sait depuis longtemps ce qui rend son annonce hypocrite.

Avec les effets négatifs de la « pandémie » et de la guerre en Ukraine, cette politique irresponsable et criminelle ne peut se traduire que par une crise économique et financière mondiale d’ampleur qui enverra la Grande Crise de 1929 dans les oubliettes de l’Histoire.

4- Taïwan, l'ordre de la guerre

Le chef de la République populaire de Chine a donné l'ordre de commencer les préparatifs d'une opération militaire à Taiwan.

Xi Jinping a ordonné de préparer une « opération militaire spéciale » à Taïwan, dans le but d'assurer la souveraineté nationale de la RPC.

Le texte intégral du document signé par le dirigeant de la République populaire de Chine n'a pas été rendu public. Mais selon Avia, l’action consiste à préserver la souveraineté nationale du pays.

Par ailleurs, il ne s’agit pas d’une opération militaire spéciale imminente, mais d’une mise en œuvre au cas où les intérêts nationaux et la souveraineté de la Chine seraient réellement en danger.

Vu la situation actuelle dans la région, la Chine pourrait bien lancer une opération militaire spéciale dans les mois à venir, à moins que le conflit autour de Taïwan ne soit désamorcé.

Les experts notent que même en tenant compte du soutien apporté à Taïwan par les États-Unis, l'île n'a aucune possibilité réelle de s'opposer à la RPC.

L'apparition dans la région de navires de guerre, de sous-marins, de chasseurs et de bombardiers américains n'est rien de plus qu'une tentative de Washington de démontrer sa force. Si nécessaire, la Chine détruira la flotte américaine en quelques heures et il est peu probable que les avions américains puissent s'approcher des frontières de la Chine à une distance de 150 kilomètres.

Source : Avia-pro

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SOURCE: FRENCH PRESS TV