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Zoom Afrique du 24 janvier 2022

Zoom Afrique du 24 janvier 2022

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Au Burkina Faso, les infos...

Actualité en Afrique :

  • Le gouvernement burkinabé dément des rumeurs de coup d’État (Communiqué)
  • La Centrafrique prépare ses premières élections municipales depuis plus de 30 ans
  • La Chine entend renforcer la coopération avec la RDC (ambassadeur de Chine)
  • Kenya : Opibus dévoile le premier prototype de son bus électrique

Analyses de la rédaction :

1. Burkina: coup d’État ? Mise en scène ? Quelle est la situation ?

Au Burkina Faso, coup d’État ? Mise en scène ? Mais que se passe-t-il ?

La situation est actuellement très floue au Burkina Faso depuis ce week-end, avec les grandes manifestations en soutien au Mali, et les fusillades dans des camps militaires et près de la résidence du président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré.

Actuellement, beaucoup de médias disent qu’un coup d’État a bel et bien eu lieu et d’autres émettent encore des doutes en disant que le président serait en lieu sûr.

Des tirs ont été entendus dimanche en fin de journée à Ouagadougou près de la résidence de Roch Marc Christian Kaboré, président du Burkina Faso, où des mutineries ont eu lieu dans plusieurs casernes, ont rapporté des habitants, mais relayé par l'AFP.

Un hélicoptère, tous feux éteints, aurait également survolé le quartier de la Patte d'oie où se situe la résidence, au moment où ont eu lieu les tirs qui, d'abord nourris, sont devenus ensuite plus sporadiques, selon des habitants du quartier.

La couverture par les médias mainstream concernant la situation actuelle au Burkina Faso est assez impressionnante, surtout qu’ils sont en train de profiter de la situation pour masquer la colère de la population burkinabé et leur volonté de soutenir le Mali et également leur colère vis-à-vis de la France, seulement en une colère contre le président Kaboré.

Il est clair qu’une partie de la population burkinabé a montré également son mécontentement par rapport à la politique, jugé lâche du gouvernement burkinabé par rapport à la France.

En dehors des médias français, il est clair que ce coup d’État est assez louche.

Vers mi-décembre, il y avait une séance de travail avec l’ambassadeur de France Luc Hallade, accompagné d’une délégation d’officiers généraux français. On avait l’impression que l’ambassadeur Hallade avait repris les rênes du Burkina Faso à ce moment-là. Les dernières actualités qui ont suivi ont également montré que 4 militaires français étaient blessés lors d’une explosion dans le nord du Burkina, soi-disant qu’ils étaient en patrouille. Des militaires français ne peuvent pas se balader comme ça au Burkina Faso, surtout pas après le soulèvement qui a eu ces derniers temps, ou on a pu voir le peuple burkinabé stopper un convoi militaire français en provenance de la Côte d’Ivoire qui devait faire un détour par le Burkina Faso pour se rendre à Gao au Mali.

Pour le moment, certains médias disent même que le nouvel homme fort du Burkina Faso, serait le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Rien n’est sûr sauf une chose.

La France a complètement perdu l’Afrique

Les pistes diront que c’est la France qui aurait orchestré ce coup d’État au Burkina Faso et d’autres que c’est en emboîtant le pas au Mali que ce coup d’État a été fait. Le plus important dans cette affaire, c’est bien que la France a entièrement perdu l’Afrique, et surtout, sa population. Ce qui veut dire en d’autres termes, que ce sont les populations qui sont souveraines et non plus les néo-colons. Même si une nouvelle personne prend le pouvoir au Burkina Faso, il n’a pas d’autres choix que de suivre la population. Sinon, il est clair qu’il ne va pas faire long feu. C’est ce que la France n’a toujours pas compris. À force d’être dans le déni, il est clair que les populations dans le Sahel, au Burkina Faso tout comme au Mali ne vont plus laisser les politiques néocoloniales se croire encore à l’époque de la colonisation. Cette ère est révolue.

 

2. Mali: après Gao, la base de la Minusma touchée!

Plusieurs sources ont annoncé l’arrestation du président Roch Kaboré dans la nuit du 23 au 24 janvier 2022. Mais selon nos dernières informations, le président serait en lieu sûr jusque dans la matinée de ce lundi 24 janvier.

Même s’il est confirmé que son domicile privé situé dans le quartier de la Patte d’oie a été pris par les mutins qui ont également tiré sur un convoi dans lequel il n’était pas présent, blessant quelques gardes de sécurité. Les véhicules de ce cortège à vide sont toujours présents à "Ouaga Inter".

Roch Kaboré ne serait donc pas encore aux mains des mutins qui, selon d’autres sources, devraient faire une déclaration dans les heures à venir.

Les informations concordantes établissent que la situation aurait dépassé le stade de simple mutinerie pour virer vers un coup d’État ; les tractations seraient donc en cours.

Est-ce encore une tentative ratée de la France ? Cette affaire reste à suivre.

Cela concernant le Mali, la France et ses alliés sont visiblement bel et bien en danger, et le fait de vouloir se retirer du Mali voudrait dire s’implanter au Burkina Faso, dans le pays des Hommes intègres ?

Une attaque de 8 roquettes dans une base militaire à Gao, et maintenant un camp de la Mission des Nations unies à Ménaka, dans le nord du Mali, a été visé dimanche après-midi par des tirs d'obus de mortier qui n'ont pas fait de victime, a-t-on appris auprès de l'organisation.

« Ce dimanche 23 janvier, le camp de la Minusma à Ménaka a été visé par 4 obus de mortier », a déclaré un responsable de la Minusma. Aucune victime ou dégât n'a été signalé, selon la même source qui n'a pas précisé qui sont les auteurs de ces tirs.

Cette attaque survient quelques heures après la mort d'un soldat français lors d'une attaque au mortier samedi contre le camp de Gao, dans le nord du Mali, dans un contexte d'extrême tension entre Paris et Bamako sur fond de déploiement de mercenaires russes dans ce pays du Sahel.

Pourtant, les officiels français n’ont pas annoncé les auteurs de ces attaques, annonçant seulement qu’ils auraient été neutralisés.

Ce qui nous donne l’impression toutefois, qu’une résistance est réellement en train de se mettre en place et que si ces troupes d’occupations militaires ne quittent pas le Mali au plus vite, les attaques vont se multiplier.

On sait également que la France ne cherche pas à laisser tomber le Mali ou même le Sahel, et que les événements au Burkina Faso ont l’air de montrer que Paris chercherait à transformer le Burkina en une nouvelle base militaire grandeur nature. Ce qui est peine perdue de toute façon, car cela fait bien longtemps maintenant que Paris n’a plus affaire à des dirigeants africains, mais bien à la population africaine. Donc peu importe les manœuvres sournoises qu’elle tentera de mettre en place pour maintenir sa position dans le Sahel, la France a bel et bien perdu pied en Afrique. False flag, coup d’État, assassinat ciblé, le seul mot d’ordre des populations au Sahel et en Afrique en général, c’est l’Occident quitte le continent et cesse ses ingérences de néo-colons sur le continent. La machine est lancée, et il est impossible maintenant de l’arrêter. 

 

3. Mali: Choguel Maiga dénonce la France !

Au Mali, on l'a vu à plusieurs reprises, Bamako est actuellement dans la dénonciation des exactions de la France vis-à-vis du Mali et même du Sahel. Écoutons le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maiga.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV